L’UE juge les élections en Angola ''libres et transparentes''
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Mercredi 03 Décembre 2008

9-09-2008 : L’UE juge les élections en Angola ''libres et transparentes''
par : PANA

Les élections législatives du 5 et 6 septembre dernier en Angola se sont déroulées de manière libre et transparente et ont été "vraiment démocratiques", a déclaré la mission d’observation de l’Union européenne (UE).

S’exprimant lors d’une conférence de presse, lundi, dans la capitale angolaise, Luanda, la cheffe de la mission des observateurs de l’UE, l'eurodéputée italienne Luisa Morgantini, a indiqué que les électeurs "ont voté librement sans intimidations".

Le processus s’est déroulé conformément à la loi et aux normes internationales, a encore dit Mme Morgantini, ajoutant qu'il n’a été constaté "aucun signe de violence" durant le vote.

Elle a promis que son équipe présentera un rapport complet sur les élections dans deux mois.

Elle a indiqué que les problèmes de nature organisationnelle et administrative constatés à l’ouverture des bureaux de vote, notamment dans la capitale du pays, "n’ont pas mis en péril le processus électoral".

Cette position de l’UE s’ajoute au sentiment général manifesté par les observateurs de plusieurs autres organismes internationaux qui ont accompagné le processus depuis la campagne électorale qui s’est déroulée du 5 août au 3 septembre dernier.

Dans une déclaration publié également lundi, la mission des observateurs de l’Union africaine (UA), conduite par Benjamin Bounkoulou, ex-ministre congolais des Affaires Etrangères, s’est déclarée surprise par la détermination des Angolais d’"exercer leur droit de vote dans le calme et de manière pacifique".

M. Bounkoulou, aussi ancien président adjoint du Sénat dans son pays, a souligné que le scrutin a obéi aux règles et aux directives définies par l’Union africaine et par d’autres organismes internationaux.

Les observateurs électoraux de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont aussi loué la maturité démontrée par les Angolais durant le scrutin et ont déclaré être sûrs que cette posture pourra contribuer à la consolidation de la démocratie dans le pays et dans la région.

Cette appréciation positive est aussi partagée par les observateurs de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), que disent croire qu’avec ces élections, le pays est entré dans un "nouveau cycle" en direction de la consolidation de la démocratie.

"Les élections législatives ont été transparentes et libres et doivent être considérées comme un signal fort du début d’un nouveau cycle dans le pays vers la consolidation de la paix et de son système démocratique qui, inévitablement, bénéficiera tout le pays et la population angolaise", indique la CPLP dans son rapport.

Le document salue aussi le peuple angolais pour la manière ordonnée et civique avec laquelle il a accompli son devoir citoyen, constituant "un exemple de citoyenneté active responsable", ainsi que les autorités électorales pour leur "bon travail réalisé en faveur d’une Angola plus juste et plus libre".

Le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA, au pouvoir) du président José Eduardo dos Santos est largement en tête du dépouillement du scrutin jusqu’à ce lundi, avec 4.123.525 voix exprimées et équivalant à 81,73% du total.

Selon la Commission nationale électorale (CNE), ont été comptabilisés jusque-là 5.603.856 voix, dont 5.045.451 bulletins validés, 227.592 blancs et 273.224 annulés.

L’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), principal parti de l’opposition, occupe la deuxième place avec 523.772 voix (10,38%) devant le Parti de la Rénovation Sociale (PRS) avec 156.179 voix (3,10%).

Pour ces élections, les deuxièmes pluralistes en Angola depuis son indépendance du Portugal, le 11 novembre 1975, se sont inscrits environ 8.300.000 électeurs et ont été en lice 14 formations politiques.

Les premières élections législatives de l’histoire du pays, remportées par le MPLA, ancien parti unique, ont eu lieu le 29 septembre 1992.

A l’époque, l’UNITA avait rejeté les résultats des élections présidentielles alléguant une fraude électorale et avait repris la guerre civile qui a pris fin en 2002 avec la mort au combat de son leader, Jonas Savimbi, le 22 février de la même année.


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