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Mercredi 03 Décembre 2008
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| 3-09-2008 : La corruption risque de tuer l'aide, selon TI |
| par : PANA
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Transparency International, l'organisme mondial de lutte contre la corruption, a mis en garde mardi contre le risque de voir tous les efforts consentis pour garantir l'efficacité de l'aide se révéler infructueux tant que des mesures appropriées ne seront pas prises pour faire de telle sorte que le combat contre la corruption donne de meilleurs résultats.
Transparency International a rappelé aux participants au troisième forum de haut niveau (HLF3) sur l'efficacité de l'aide, dont les travaux se déroulent actuellement à Accra, au Ghana, l'engagement qu'ils avaient pris en 2005, en vertu de la Déclaration de Paris afin de renforcer l'efficacité de l'aide par une meilleure implication des citoyens, un plus grand respect, par les gouvernements, de l'obligation de rendre compte et de la transparence dans le processus de développement dans le but de freiner le phénomène de la corruption.
“La corruption continuera de saper l'efficacité de l'aide et les efforts de réduction de la pauvreté aussi longtemps que les pays bénéficiaires de l'aide et également les pays donateurs n'agiront pas pour un meilleur respect de la transparence, de l'obligation de rendre compte et de la participation des citoyens”, avertit encore Transparency International, dans un communiqué rendu public à Accra.
Plus de 1.200 représentants des pays développés et en développement participent à ce forum, pour faire le point sur les progrès enregistrés dans le domaine de l'efficacité de l'aide, en se fondant sur les cinq principaux principes définis dans la Déclaration de Paris, adoptée en mars 2005.
Dans cette Déclaration, les pays donateurs et bénéficiaires s'engagent à respecter un certain nombre de principes, notamment l'appropriation, l'alignement, l'harmonisation, la responsabilité mutuelle et la gestion axée sur les résultats, mais les pays ont constaté que les progrès notés en ce qui concerne l'application de ces cinq principes sont lents.
En conséquence, la rencontre d'Accra devrait permettre l'identification des facteurs bloquants et la définition d'un plan d'action, l'Agenda d'Accra pour l'Action (AAA), pour assurer le plein respect des principes garantis par la Déclaration de Paris d'ici à l'année 2010.
La corruption fait partie des principaux facteurs identifiés qui entravent la pleine appropriation, par les pays en développement, des projets de développement financés par le biais de l'aide et l'AAA devait s'attaquer à cette question de manière plus concrète.
Le communiqué de Transparency International note, cependant, que la dernière mouture du projet de l'AAA elle-même ne prend pas en charge la question de la corruption de manière satisfaisante.
“Si l'AAA, entériné par les représentants de 100 pays développés et en développement, ainsi que par des banques et organismes multilatéraux de développement, indique, sans la moindre ambiguïté, que la lutte contre la corruption garantit une meilleure efficacité de l'aide, il ne prévoit pas de cadre d'action”, regrette enfin le communiqué.
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