Fouettés par les dernières déclarations et les dernières mesures du chef de l’Etat tunisien, les négociations sociales en Tunisie redémarrent. Jeudi dernier, les deux parties Utica (patronat) et Ugtt (syndicat ouvrier) ont signé un accord adoptant les points sur lesquels elles étaient déjà tombées d’accord en juin dernier.
Il s’agirait notamment de la protection des candidat aux élections des structures syndicales, l’augmentation du volume des heures consacrées à la formation et payées par les entreprises, et enfin la priorité donnée à au recrutement des CDD.
Des différents resteraient encore en suspens sur la question de la saisonnalité et de l’annualisation. Ces deux questions seraient reposées devant la haute commission tripartite (Ugtt, Utica et ministère des affaires sociales) qui devrait se réunir dès le lundi 8 septembre. Mais dès aujourd’hui lundi, les négociateurs devraient plancher, enfin, sur la question des salaires. Les deux partenaires savent déjà, d’une manière non officielle certainement, que l’augmentation dans le secteur public devrait tourner autour de 4 % et tout au plus indexée sur l’inflation. Pour le secteur privé, l’attention se focaliserait sur les secteurs où l’augmentation salariale est étroitement liée aux marges bénéficiaires que consent l’Etat et qui demanderaient aussi augmentation. Des secteurs d’activité tels que la boulangerie ou les stations d’essence. Pour le secteur industriel, considéré à l’aise, même l’Ugtt qui les considère comme tel, n’a pas dévoilé ses cartes. Mais d’ores et déjà, on sait que le grand point d’achoppement de ces négociations salariales, sera la date d’application et la rétroactivité. Les patrons n’auraient pas l’intention d’appliquer ces prochaines augmentation avant le mois de mai, puisqu’ils imputent le retard au refus des syndicats d’entamer ces négociations.