|
Mercredi 03 Décembre 2008
|
|
|
| 31-08-2008 : Vers la tenue de concertations nationales en Mauritanie |
| par : PANA
|
|
|
Près d’un mois après le coup d’Etat militaire par lequel le Haut Conseil d’Etat (HCE), une junte militaire dirigée par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, a renversé le régime post-transition de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, la Mauritanie se dirige vers de nouvelles journées nationales de concertations, a appris dimanche la PANA de sources parlementaires.
La date précise de ces journées reste encore à déterminer mais les prémices sont déjà visibles.
Constituée depuis la semaine dernière, une Commission d’enquête parlementaire comprenant une vingtaine de députés, chargée de faire la lumière sur le blocage des institutions ayant abouti au mouvement de rectification du 6 août dernier, travaille actuellement sur la perspective d’organisation de ces journées, a déclaré à la PANA le député Mohamed Ali Chérif, favorable au nouveau pouvoir.
Ces journées vont impliquer toutes les forces vives du pays, favorables ou opposées au putsch, avec pour objectif de trouver une solution consensuelle de sortie de crise.
Ces journées auront notamment à discuter d’un futur calendrier électoral, qui sera mis en oeuvre par le gouvernement dont la formation est attendue et du temps imparti à la nouvelle transition militaire.
Tout en brandissant des menaces de sanctions contre le pouvoir militaire et la Mauritanie, certains partenaires à l’image de la France et l’Union africaine, continuent à réclamer un retour à l’ordre constitutionnel, tout en laissant entendre que la formule de sortie de crise doit être proposée par les Mauritaniens.
Après le coup d’Etat du 6 août 2008, rappelle-t-on, l’opinion mauritanienne est restée profondément divisée entre les partisans du nouveau pouvoir, constituée par l’écrasante majorité des sénateurs, députés et maires de la République et les partis politiques bien structurés qui se retrouvent au sein d’une alliance dénommée Front national pour la défense de la démocratie (FNDD).
Du dialogue entre les nouvelles autorités militaires, la partie de la classe politique favorable au coup de force, le front du refus et toute la Société civile, devrait sortir une solution de déblocage de la situation politique et institutionnelle en Mauritanie, estiment les observateurs à Nouakchott.
|
Pas de réaction à cet article
|