Invité à l'université d'été de l'organisation patronale française, le Mouvement des entreprises de France (MEDEF), organisée, cette année, sur le thème "Voir en grand", le Premier ministre tunisien, M. Mohamed Ghannouch, a brossé un tableau des performances accomplies par l'économie tunisienne sous la conduite du président Ben Ali, des objectifs macro-économiques, des opportunités d'affaires qu'offrent les nouvelles générations de projets lancés par la Tunisie et du partenariat privilégié tuniso-français. S'agissant des performances, le Premier ministre a cité l'adaptation, tout au long des vingt dernières années, des institutions et structures, aux exigences de l'accord d'association conclu en 1995 avec l'Union Européenne, la préservation de fondamentaux (équilibres généraux) globalement conformes aux critères de Maastricht, la réalisation d'un taux de croissance moyen annuel de 5 pc à prix constants et d'un PNB par habitant en termes de parité de pouvoir d'achat (PPA) de l'ordre de 9500 dollars, un rating souverain "BBB" conférant à la Tunisie le grade d'investissement, une classe moyenne qui ne cesse de s'élargir pour représenter, aujourd'hui, 80 pc de la population et une compétitivité en amélioration continue. Le Premier ministre a ajouté que ces succès renforcent l'ambition de la Tunisie d'aller de l'avant pour accéder à un nouveau palier de développement de renforcer le partenariat, en particulier, avec les pays de la région euro-méditerranéene, et de continuer à adapter le cadre légal, réglementaire et institutionnel, aux normes des pays développés, en général, et de l'Union Européenne, en particulier.
Traitant du partenariat avec la France, le Premier ministre a soutenu que dans le cadre de ces perspectives, la coopération avec la France est appelée à se renforcer, à se diversifier, à s'adapter aux nouvelles caractéristiques de l'économie tunisienne.
La France, a-t-il dit, malgré l'élargissement des préférences tarifaires à l'ensemble des pays de l'Union Européenne, demeure de loin le premier partenaire de la Tunisie.
Les liens qui unissent les deux pays sont solides, denses, entretenus par l'intensité des échanges humains, économiques, culturels, la convergence des intérêts, la volonté politique commune au plus haut niveau.
De même, a-t-il poursuivi, les liens privilégiés qui nous unissent favorisent évidemment le développement du courant d'affaires et du partenariat dans le cadre d'une démarche gagnant-gagnant.
A ce propos, le Premier ministre a passé en revue les opportunités qui pourraient intéresser les investisseurs français dans les secteurs et activités pour lesquels la Tunisie dispose d'avantages comparatifs significatifs. Il s'agit de la confection haut de gamme, le finissage, l'agroalimentaire, les composantes automobiles, les composantes aéronautiques, les technologies de l'Information et de la communication.
Il a fait observer que les avantages comparatifs sont appuyés par la qualité des ressources humaines, le niveau de l'infrastructure ainsi que le cadre incitatif en vigueur pour l'investissement, formant l'espoir que les investisseurs français, au nombre de 1200 aujourd'hui en Tunisie, seront encore plus nombreux.