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Mercredi 03 Décembre 2008
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| 29-08-2008 : Début de la 9°Conférence des ministres de l'Energie de la CEDEAO |
| par : PANA
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La Guinée-Bissau se trouve à la croisée des chemins dans le secteur énergétique, a indiqué vendredi le chef de l’Etat Joao Bernardo Vieira qui a présidé l’ouverture de la conférence des ministres de l’énergie de la Communauté économique des Etats de l'Afroqie de l'ouest (CEDEAO).
Selon lui, "la crise énergétique se caractérise par un déficit chronique de la capacité de production, une dépendance totale des produits dérivés du pétrole avec des coûts prohibitifs de production et des tarifs au KW/h qui sont insupportables pour la plupart de nos populations".
Cette situation a, selon lui, causé des ruptures dans l’approvisionnement en carburant, des coupures fréquentes de courant qui ont par voie de conséquence rendu impossible l’accès à l’eau potable pour les populations, les exposant du coup aux maladies endémiques et cycliques telles que le choléra.
Autant de problème qui constituent, selon Joao Bernardo Vieira, "un obstacle sérieux au développement socio-économique du pays".
C'est pour résoudre ces problèmes que la CEDEAO et l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont proposé des projets qui permettront d’approvisionner les populations en énergie électrique et de mettre à leur disposition des hydrocarbures à des prix accessibles.
Quant au Commissaire de l’UEMOA, Guy Ajanovo, il a affirmé qu'un fonds de développement de l’énergie va être constitué ainsi qu'un fonds privé de promotion et de développement des infrastructures.
"Les contributions financières de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO), de la Banque ouest africaine de développement (B0AD), de la Commission de l’UEMOA et des Etats membres de la CEDEAO vont s’élever à 250 milliards de FCFA", a-t-il révélé, ajoutant que les secteur privé serait doté de 15 milliards de F CFA.
Il a, par ailleurs, indiqué qu‘il faut restructurer les sociétés d’électricité de la sous-région.
"Ces sociétés traversent des situations difficiles de capital, de gouvernance, de rentabilité, de tarif inadapté, d’accès au fonds d’investissement", a-t-il lancé.
Il faut absolument, a-t-il expliqué, fusionner les projets de l’UEMOA et ceux de la CEDEAO.
"on ne saurait résoudre le problème de l’énergie avec seulement l’UEMOA, d’autant plus le Ghana, le Nigéria, voire la Guinée-Conakry ont de gros potentiels en matière énergétique" a-t-il souligné.
Le programme régional de la CEDEAO, a-t-il expliqué, consiste à accélérer les différents projets déjà définis en vue de réduire les problèmes de la croissance et de la pauvreté.
Concernant la Guinée-Bissau, "nous allons mettre à la disposition des autorités des groupes électrogènes en vue d’approvisionner une large partie de la population.
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