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Vendredi 21 Novembre 2008
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| 27-08-2008 : Les Somaliens signent un accord de réconciliation |
| par : PANA
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Les principaux dirigeants de la Somalie on signé mardi, à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, un accord de réconciliation visant à mettre un terme à la période de frictions qui a failli provoquer l'effondrement du Gouvernement fédéral de transition (TFG) du président Abdullahi Yusuf Ahmed.
A l'issue de la médiation effectuée par l'Union africaine (UA), l'Autorité intergouvernementale de Développement (IGAD) et le gouvernement éthiopien, le président Ahmed, le président du Parlement somalien Sheikh Adan Madobe et le Premier ministre Nur Hassan Adde ont conclu un accord et se sont engagés à promouvoir le processus de réconciliation nationale.
Il reste au TFG, mis en place aux termes de la Charte fédérale de transition signée en 2004 au Kenya, une année pour boucler son mandat.
Résumant les principaux points de l'accord, le président Abdallahi a affirmé que les échanges de vues qui ont eu lieu à Addis-Abeba au cours des 10 derniers jours se sont notamment focalisés sur la Charte fédérale de transition, les institutions administratives et financières, la réforme du secteur de la sécurité et la mise en oeuvre de la Feuille de route de la transition politique.
“Nous sommes convenus que la Charte fédérale de transition, la loi fondamentale du pays, est un instrument auquel il convient d'adhérer et qui doit être respecté en tous temps”, a déclaré le président à l'occasion de la cérémonie de signature, qui a enregistré la présence du vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, du chef de la diplomatie éthiopienne Seyoum Mesfin et de membres du corps diplomatique basés à Addis- Abeba.
Selon cet accord, le projet de budget de la Somalie doit être soumis à l'approbation du Parlement fédéral de transition dans un délai de 15 jours. Ledit délai court à partir de mardi (26 août).
En outre, le président Abdullahi a encore affirmé que les dirigeants des Institutions fédérales de transition (TFI) ont convenu de réformer et de réorganiser le secteur de la sécurité de la Somalie, les services de l'armée, de la police et des renseignements, notamment aux niveaux du commandement et de la tutelle.
“Nous soutenons pleinement la mise en oeuvre de l'accord signé en juin 2008, sous l'égide du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Somalie, entre le TFG et l'Alliance pour le re-libération de la Somalie (ARS, opposition).
“A ce sujet, nous condamnons la récente violation du cessez-le- feu et la prise de la ville portuaire de Kismayu par les éléments extrémistes de l'opposition”, a encore affirmé le président Abdallahi, appelant l'ensemble du peuple somalien à promouvoir la paix, l'unité et l'harmonie dans le pays.
Il a ensuite remercié la communauté internationale du soutien qu'elle a apporté au peuple somalien pendant cette période difficile.
Le président Abdallahi a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies et les membres de la communauté internationale à respecter les engagements pris vis-à-vis de la Somalie, notamment pour ce qui concerne le déploiement d'une force internationale de stabilisation dans ce pays de la Corne de l'Afrique.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères de l'Ethiopie a expliqué que l'engagement pris par les dirigeants somaliens de travailler ensemble ravive, chez les soutiens extérieurs de la Somalie, l'espoir qu'il mettra un terme aux divergences entre les responsables du TFG.
Il a indiqué que l'accord devrait leur permettre de se concentrer sur les activités nécessaires à la finalisation de la période de transition du TFG, dont le mandat expire dans tout juste un an.
"La mise en oeuvre de cette feuille de route à laquelle nous avons tous adhéré, devrait, nous l'espérons, renforcer la confiance du peuple somalien dans les TFI de la Somalie”, a fait valoir M. Seyoum, tout en rappelant que lorsque les dirigeants somaliens étaient arrivés en Ethiopie, il y a dix jours, “l'existence même du TFG était profondément remise en cause”.
Il a ensuite ajouté: “Nous savons tous que les tiraillements entre membres d'un gouvernement existent dans tous les pays, mais dans une situation comme celle que vit la Somalie, ces tiraillements ne peuvent être que critiques et poser de très graves problèmes.
“Ils se sont aujourd'hui engagés à faire des efforts mutuels pour travailler ensemble. Ils ont réalisé qu'ils ont besoin les uns des autres s'ils veulent mener à bon terme la période de transition et faire de telle sorte que les espoirs suscités par l'accord de Djibouti se concrétisent”.
Malgré les attentes nées de ce nouvel accord, M. Seyoum a expliqué qu'il ne serait pas surpris de voir la communauté internationale se montrer sceptique quant à la possibilité de leur mise en application et à leur durabilité et à la possibilité, pour la Somalie, de retrouver la cohésion.
Selon les analystes, l'accord de Djibouti dispose de grands atouts pour favoriser une avancée spectaculaire sur la voie de la paix en Somalie, étant donné qu'il crée un cadre pour l'approfondissement de la réconciliation en élargissant l'espace d'intégration, mais il faut pour cela que les dirigeants du TFG se montrent unis.
Toujours de l'avis de M. Seyoum, le TFG n'a pas comblé les attentes placées en lui par les partenaires qui ont mis à sa disposition des ressources matérielles, financières et humaines.
Appelant à un renforcement de l'aide internationale à la Somalie, le ministre s'est dit persuadé que la situation évoluera de manière positive.
Il a regretté que le TFG n'ait pas reçu toute l'assistance attendue et méritée.
La mise en oeuvre de la Charte de transition de la Somalie dépend de l'efficacité de ses institutions fédérales de transition. Cependant, il sera difficile de restaurer une paix durable et de réaliser une véritable réconciliation nationale sans un appui effectif de la communauté internationale.
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