Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, a annoncé ce mercredi qu'il formerait un nouveau gouvernement sous peu, repoussant ainsi les menaces de l'opposition de se retirer des pourparlers en vue d'un accord pour le partage du pouvoir s'il le faisait.
Le gouvernement et l'opposition au Zimbabwe négocient actuellement un accord de partage du pouvoir sous la médiation du président sud- africain Thabo Mbeki, aux termes duquel, ils devraient partager les postes gouvernementaux à l'image des protagonistes de la crise kenyane.
Mais les négociations traînent, ce qui motive Mugabe à former seul un nouveau gouvernement.
Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le parti d'opposition dont le leader Morgan Tsvangirai est censé être nommé Premier ministre dans un gouvernement d'unité nationale, a déclaré qu'il allait rompre les négociations si M. Mugabe formait un nouveau gouvernement.
Le leader zimbabwéen affirme pour sa part que le MDC traîne les pieds dans ces discussions sous la pression de l'ex-puissance coloniale britannique, farouche contestataire du régime de Mugabe.
"Nous allons bientôt former un gouvernement. Le MDC ne veut apparamment pas en faire partie. Cette fois-ci, les Britanniques leur ont promis que les sanctions seraient encore plus dévastatrices et qu'en six mois le gouvernement tomberait", a dit M. Mugabe.
"Je ne sais pas quand ça se produira. Mais j'espère que tout ira bien pour M. Tsvangirai ce jour-là", a-t-il ajouté.
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