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Vendredi 21 Novembre 2008
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| 7-08-2008 : Suppression du Fonds d'entretien routier (FER) du Togo |
| par : PANA
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Les dégâts causés par les récentes inondations sur le réseau routier du Togo ont amené le gouvernement à supprimer, mercredi, le Fonds d'entretien routier (FER), accusé de n'avoir pas atteint ses objectifs malgré les ressources qui lui ont "été allouées par l'Etat, a appris la PANA de sources officielles.
Créé en janvier 1997, le FER avait pour mission d'assurer la maintenance du réseau routier national.
Dans un communiqué publié à l'issue d'un conseil des ministres, le gouvernement togolais déclare qu'il va, après cette suppression, "asseoir une véritable politique routière reposant sur un principe de la construction, de la gestion et de l'entretien des routes et pistes du pays par l'Etat, avec la participation des usagers de ces infrastructures".
Invité sur le plateau de la télévision nationale (TVT) au journal du soir, mercredi, le ministre de l'Administration territoriale, porte-parole du gouvernement, Pascal Bodjona, a exprimé la grande préoccupation de l'Etat face à la dégradation des infrastructures routières, reconnaissant que les infrastructures routières du pays ne sont pas dans un état acceptable.
Pour remédier au problème et permettre une gestion efficace des routes, le gouvernement a ainsi décidé de la création d'un autre organisme dénommé Fonds routier (FR) qui aura pour mission prioritaire de financer la construction des routes et des pistes, contrairement au FER qui a non seulement assuré le financement et l'entretien des routes et pistes mais a aussi eu, avec des structures complexes, à planifier, programmer et se substituer, dans certains cas, en agence d'exécution.
Le FR disposera de fonds qui seront logés dans un coffre de dépôt à la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), a expliqué le porte-parole du gouvernement.
Outre cette disposition, il sera créé une Compagnie autonome des péages et de l'entretien routier (CAPER) qui s'occupera, aux côtés du FR, de la gestion des péages et de l'entretien des routes.
Par ailleurs, un Conseil national des routes aura, quant à lui, pour mission de donner des avis sur la programmation pluriannuelle de la construction des routes et donner également des avis sur les programmes annuels d'entretien des routes, a annoncé Bodjona.
Le Togo a beaucoup investi dans la construction des routes dans les années 1970 et 1980, mais le développement des infrastructures a été annihilé par les crises sociopolitiques qu'a connues le pays. De récentes pluies diluviennes ont en outre causé l'effondrement de plusieurs ponts et la dégradation d'un grand nombre d'axes routiers.
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