Le secteur industriel n'a pas enregistré de bouleversements majeurs en Afrique de l'Ouest, ces dix dernières années, a déploré, mardi, le coordonnateur du Programme de restructuration industrielle et de mise à niveau de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Issa Dramé.
M. Dramé, qui intervenait dans le cadre d'un atelier de formation organisé à Dakar en collaboration avec l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), a expliqué que l'ensemble des pays de l'UEMOA se trouvent dans la tranche comprise entre la 150e et la 170e place du rapport annuel de la Banque mondiale sur le climat des affaires, Doing Business.
Il a, par ailleurs, déploré l’absence de données récentes sur le secteur industriel des huit pays membres de la zone économique commune.
L'atelier de formation de Dakar vise l’appropriation des règles et procédures du Programme de restructuration et de mise à niveau (PRMN) de l’industrie dans les Etats membres de l’UEMOA.
Le secteur industriel représente 27% du Produit intérieur brut (PIB) de l’UEMOA, tandis que les échanges entre pays membres se situent à hauteur de 16% au sein de l’espace communautaire caractérisé par une croissance économique moyenne annuelle de 4%.
Pour le directeur de l’Entreprise et de l’Industrie au niveau de la Commission de l’UEMOA, M. Balla Diong, il convient "d’appuyer efficacement les entreprises de l’espace économique régional en termes de compétitivité", dans un contexte ouvert et de vive concurrence.
"Cet important chantier devra mobiliser toutes nos énergies pour la compétitivité de notre espace économique et subséquemment pour le bien-être de nos populations", a-t-il insisté, rappelant l’appui direct de 120 entreprises régionales relevant en majorité du secteur de l’agroindustrie avec l’assistance de l’ONUDI et des BRMN dans le cadre de la phase-pilote du PRMN.
Ce programme, financé par la Commission de l’UEMOA et exécuté par l’ONUDI, vise la relance de la production industrielle, la promotion de l’investissement, de l’emploi et l’amélioration de la compétitivité des économies des pays de la zone économique au niveau régional et international.
Au total près de 1.000 entreprises régionales intervenant dans les secteurs de l’agroindustrie, des services ainsi que l’industrie seront appuyées par ce PRMN.
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