Jamais deux, sans trois ?, nous dirait-on à nous voir consacrer,pour la troisième fois, la "une" au congrès du R.C.D. Là n’est pas la question. Quels que soient notre créneau, la niche de notre activité, ou la branche de notre spécialisation, le 5ème congrès du R.C.D. continue de nous interpeller ; mais nous ne sacrifierons pas aux sirènes des lectures en filigrane, à on ne sait quel degré, ni aux spéculations farfelues, pour interpréter dans tous les sens la composition du nouveau comité central. A cet exercice stérile, et à ce grand écart périlleux, nous optons pour une approche plus terre à terre, et certainement plus conforme aux intérêts du pays, pour affirmer qu’il importe peu, en dernière analyse, de faire partie d’une structure donnée, aussi prestigieuse soit-elle, quant on s’attache à servir son pays, et son idéal. La question ne serait plus « to be or not be (in)”, mais comment faire pour poursuivre la marche avec et pour la collectivité.
Ces changements intervenus au niveau du comité central s’expliquent -et se justifient- par le taux de renouvellement enregistré par cette instance du parti, et qui de l’ordre de 77,4%, comme l’avait indiqué le porte- parole officiel du congrès, M. A. Abdallah. Quant au taux des femmes, il est d’environ 38%. Les jeunes, sur lesquels la Tunisie mise pour son avenir, représentent, quant à eux, environ 26% des membres du Comité central.
Notons au passage, la qualité des membres du Comité central puisque ceux qui sont d’un niveau universitaire représentent 84,4% du total des membres.
Toujours au niveau de la composition de ce comité central, on note l’entrée d’éminents hommes d’affaires qui ne manqueront pas de donner un contenu concret au « défi » par leur engagement passé, et surtout futur, au service de l’économie tunisienne, qu’il s’agisse d’investissement, de mise à niveau, de recherche, d’innovation d’emploi, de développement rural ou d’ouverture sur l’extérieur… Plusieurs de ces membres constituent des figures de prou à la tête d’entreprises d’envergure internationale.
Tous ceux qui ne se retrouvent pas dans la nouvelle composition du Comité Central du R.C.D. fussent-ils ministres (au demeurant nombreux), ne vont pas –nous en sommes convaincus- renier leurs engagements d’autant plus qu’ils n’ont nullement démérité. Même le Chef de l’Etat (Président du parti) leur a rendu hommage, en affirmant dans son discours de clôture du congrès, « …je tiens à exprimer, également, ma considération à ceux qui n’ont pas eu la chance d’être élus cette fois, et à les exhorter à un surcroît de persévérance et de militantisme, d’autant que les portes de l’action au sein de notre parti sont ouvertes à tous… »
Oui les portes restent ouvertes, et le champ d’action demeure large, et il appellent toutes les bonnes volontés à relever les défis de la prochaine étape qui interpellent toutes les composantes de la société tunisiennes, dans tous les domaines, et tous secteurs.
Le premier à donner l’exemple à cet égard, fut le Président Ben Ali qui a accepté d’être candidat aux élections présidentielles de 2009 pour continuer à conduire le pays vers des lendemains meilleurs.
Comme l’a dit le Chef de l’Etat, «c’est une nouvelle étape, pleine de labeur, d’effort, d’ambition et d’espoirs… ». Toute entreprise tunisienne se sent concernée et engagée dans cette action commune dans un climat social serein empreint de compréhension et de concorde.