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Lundi 13 Octobre 2008
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| 17-07-2008 : Les USA envisagent des sanctions contre les dirigeants zimbabwéens |
| par : Source: PANA
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Les Etats-Unis envisagent d'appliquer des sanctions contre les dirigeants zimbabwéens après le veto prononcé contre un projet de résolution soumis à l'adoption du Conseil de sécurité des Nations unies, a-t-on appris mardi du président George Bush.
“Je ne suis pas satisfait de ce qui s'est passé la semaine dernière au Conseil de sécurité”, a déclaré le chef de l'Etat américain au cours d'une conférence de presse organisée à la Maison-Blanche.
Le président Bush a également affirmé: “Je suis aussi déçu par le blocage, par la Russie et la Chine, de la résolution qui avait été proposée en réponse aux actions sanglantes et violentes du président zimbabwéen, Robert Mugabe, contre les militants de l'opposition au cours des mois ayant précédé le second tour de la présidentielle, qui s'est tenu au mois de juin”.
“Je pense que ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est de voir si nous pouvons faire appliquer des sanctions bilatérales contre les dirigeants du Zimbabwe”, a-t-il indiqué.
Il a aussi fait valoir que le département du Trésor américain et le département d'Etat travaillaient sur d'éventuelles initiatives à prendre contre les dirigeants du pays.
La PANA rappelle qu'au mois de juin dernier, le président Bush avait qualifié l'élection présidentielle de “mascarade”, appelant à l'imposition de nouvelles sanctions contre le gouvernement de Robert Mugabe.
Vendredi dernier, la Chine et la Russie avaient opposé leur veto à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoyait des sanctions contre le gouvernement du Zimbabwe.
Le texte de cette résolution, élaboré par les Etats-Unis et soumis le 3 juillet, ciblait le président zimbabwéen, Robert Mugabe et ses principaux collaborateurs.
Il envisageait également l'imposition d'un embargo sur les armes et des restrictions à leurs déplacements ainsi que sur les transactions financières des responsables zimbabwéens.
Par ailleurs, interrogé sur le souhait exprimé par le procureur du Tribunal pénal international (TPI) de voir le président soudanais, Omar el-Béchir, poursuivi pour génocide et crimes contre l'humanité pour les atrocités commises dans le Darfour, le président Bush a déclaré que les Etats-Unis ne sont pas membres de la CPI et que, par conséquent, “nous allons voir comment tout cela évolue”..
Il a, cependant, expliqué que “les Nations unies doivent travailler avec le gouvernement soudanais pour permettre l'arrivée de troupes afin de sauver des vies”.
Il a, en outre, exhorté les groupes rebelles évoluant dans le Darfour à adhérer à la paix, tout en notant qu'ils “doivent parler d'une seule voix et qu'el-Béchir (Ndrl: le président soudanais) doit comprendre que son gouvernement risque des sanctions s'il n'avance pas sur cette question”.
“Le fait pour des personnes innocentes d'être déplacées et de perdre la vie est inacceptable, les dirigeants soudanais doivent en prendre conscience et agir dès à présent”, a ajouté le président Bush.
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