Mardi dernier, nous rapportions les péripéties des AGO, AGE de la Stip. Des assemblées où le plan de restructuration a failli ne pas passer, devant l’abstention du représentant de la Bid (Banque Islamique de Développement) à voter. Hier, une personne qui s’est présentée comme le Pdg de la société tunisienne des industries pneumatiques Hédi Dridi et a signé du mail de la direction générale de cette entreprise, prenait à partie notre journal, se prend pour une caravane et traite le journaliste qui n’a pas voulu se soumettre à sa censure de «Chien».
La réaction du Pdg de la Stip que nous avons publiée intégralement, est indicative d’une certaine idée (la sienne bien sûr et nous sommes certains qu’elle n’est pas partagée par les hautes autorités de l’Etat qui n’arrêtent pas d’appeler les journalistes à jouer leur rôle d’information et de ne pas se laisser aller à l’autocensure) de la communication et de la transparence. Une idée où le souci de cacher les vérités, alors que l’entreprise agonise, est nettement plus important à leurs yeux que la transparence, qu’appelle l’environnement où l’entreprise vit et se développe.
Mis à part les insultes qu’il nous a jetées à profusion et sans retenue aucune (ce qui est indigne d’un Pdg d’une entreprise publique), la réaction épidermique de Monsieur Hédi Dridi pour le citer, ne contenait aucun grief journalistique viable. Tout ce qui a été relaté, s’est en effet bien passé et s’il en veut des témoins, les actionnaires présents, pourraient en témoigner devant un juge. Pourquoi n’a-t-il pas répondu dans sa réaction, aux griefs de son actionnaire de la Bid ? Avons-nous pour autant fait part à son encontre, d’une quelconque contre vérité ou incorrection ? Si oui, qu’il le dise dans un droit de réponse (plus sain que sa réaction) que nous lui réserverons. Sinon, Monsieur le Pdg gagnerait à calmer ses humeurs et à laisser la presse tunisienne jouer pleinement son rôle, dans le cadre bien balisé par le Code de la Presse.
A part cela, point de commentaire. Nos lecteurs et nos confrères, «les chiens » selon Monsieur Dridi, apprécieront !