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Mardi 07 Octobre 2008
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| 3-07-2008 : Mbeki contre un gouvernement dirigé par l'opposition au Zimbabwe |
| par : PANA
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Le président sud-africain, Thabo Mbeki a rejeté l'appel lancé par la communauté internationale et l'Union africaine pour la formation d'un gouvernement d'union nationale au Zimbabwe dirigé par le leader de l'opposition, Morgan Tsvangirai.
Le président Mbeki, qui s'adressait aux journalistes tout juste après la fin du sommet de l'Union africaine (UA) en Egypte, a déclaré que la solution à la crise zimbabawéenne doit être trouvée par la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et le peuple zimbabwéen.
De nombreux leaders africains dont le président Mbeki ne veulent pas critiquer publiquement le président Mugabe, mais, en dehors de l'Afrique, les critiques continuent de plus belle.
Les Etats-unis prônent des sanctions financières et des restrictions de voyage contre le leader zimbabwéen et ses partisans, tout en invitant le Conseil de sécurité de l'ONU à imposer un embargo sur les armes.
Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a invité l'Union africaine à rejeter les résultats du deuxième tour, tandis que la France qualifie le gouvernement de Mugabe d'"illégitime".
En Afrique également, des voix se sont levées à l'image du vice- président du Botswana, Mompati Merafhe, qui soutient que le gouvernement de Mugabe ne devrait pas être reconnu et que le Zimbabwe doit être exclu des prochaines réunions de l'UA.
"La position du Botswana, c'est que les résultats de ces élections ne confèrent pas au gouvernement du président Mugabe une légitimité", a-t-il déclaré.
Le Botswana, pays voisin du Zimbabwe, est même allé plus loin en demandant l'exclusion de Harare de la SADC, voire de l'organisation continentale.
Le Liberia, le Kenya, le Nigeria et la Sierra Leone ont également critiqué le président Mugabe.
A la fin du sommet de l'UA, les leaders africains ont lancé un appel en faveur de la formation d'un gouvernement d'union nationale au Zimbabwe et invité le président Robert Mugabe à respecter ses promesses de négociation avec l'opposition.
Mais, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de l'opposant Morgan Tsvangirai soutient qu'il n'acceptera un gouvernement d'union que sur la base des résultats du premier tour de la présidentielle, qu'il a remporté.
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