S’accrochant à sa vocation de sacerdoce de la promotion de l’Afrique, et de son développement global et harmonieux, la B.A.D. ( Banque Africaine de Développement ) a réuni lundi matin dans son siège de Tunis, les représentants des médias de la place, conviés par le département de la communication de cette institution, à une conférence de presse animée par trois responsables de la banque, conduits par Aly Abou-Sabaa, chef du département « Agriculture et industries agro-alimentaires » de la BAD, sur le lancement du Fonds forestier du bassin du Congo, cette foret de l’Afrique centrale qui constitue avec ses deux millions de KM2, le deuxième massif forestier tropical après la Forêt amazonienne, et renferme plusieurs milliers d’espèces animales et végétales . C’est dire l’importance de cet espace sur les plans écologique, économique et humain , et qui fut longtemps exposé à la dégradation et aux ravages causés, par l’évolution des conditions climatiques, et surtout par une déforestation irresponsable, longtemps décriée mais non arrêtée .
Tout ceci permet de saisir toute l’importance de ce fonds mondial pour la préservation de ce massif forestier, lancé le 17 juin 2OO8 à Londres (Angleterre) en présence de sommités du monde politique et scientifique, et qui sera hébergé à la BAD à Tunis, jusqu’en 2018, à la BAD (cette question sera soumise à la prochaine réunion des gouverneurs).
Sans apporter un concours financier en numéraire, la BAD apportera son appui logistique et technique à cette entité qui bénéficie déjà d’une dotation initiale de 100 millions de dollars assurée par le Royaume Uni, et à laquelle viendront s’ajouter, au cours des trois prochaines années, 50 millions de livres promis par la Norvège. Cet appui logistique et technique, au demeurant fort appréciable, vient s’ajouter au concours de la BAD à de multiples projets africains dans lesquels elle a investi, à ce jour, pas moins de 750 millions de dollars.
La création de ce fonds, qui fait suite à une série de forums et de rencontres - dont celle de Tunis en février dernier sur les mécanismes de financement de la gestion durable des écosystèmes des forets du Bassin du Congo - est le fruit d’une ferme détermination politique, économique, et sociale pour s’opposer et arrêter la guerre menée, sans merci, contre cette foret, patrimoine de l’humanité, et qui représente le passé des peuples de cette zone, leur vécu actuel, et leur devenir .
Une telle action nécessite, bien entendu, une grande concertation, une mobilisation de toutes les bonnes volontés, et le concours effectif des O.N.G., qu’elles soient africaines ou non, pour assurer une bonne gouvernance de ce site, et y promouvoir des activités économiques viables et durables.
La conférence de presse de la BAD d’hier matin sur la question, va dans ce sens, et contribuera certainement, peu ou prou, à cette mobilisation .