Des dirigeants d'Afrique australe vont tenir, ce mercredi, au Swaziland, une réunion d'urgence pour discuter de la crise au Zimbabwe sans le principal négociateur -le président sud-africain, Thabo Mbeki.
La réunion de Mbabane a été convoquée par la principale organisation régionale, la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), alors que les pressions internationales se font plus fortes sur M. Mugabe pour résoudre la crise politique et économique dans son pays.
Les présidents de la Tanzanie, de l'Angola et du Swaziland vont participer à cette réunion en leur qualité de membres de la troïka de la SADC sur la politique, la défense et la sécurité, a indiqué le gouvernement tanzanien dans un communiqué.
Par ailleurs, le Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud, s'est déclaré "consterné" par le gouvernement de la ZANU-PF de M. Mugabe qui, selon lui, "se moque totalement" des droits démocratiques acquis de haute lutte.
"Le droit du peuple zimbabwéen à s'auto-gouverner et à choisir de manière régulière son propre gouvernement a été obtenu au prix de sacrifices et de luttes qui ont souvent entraîné des pertes de vies", a déclaré l'ANC mardi.
"Personne, aucun gouvernement ni parti ou leader politique n'a le droit de limiter ou de supprimer ces droits", a déclaré l'ANC, en ajoutant qu'il ne pouvait rester indifférent à "cette violation flagrante" de chacun des principes de la gouvernance démocratique.
"Nous sommes, par conséquent, profondément consternés par les actes du gouvernement du Zimbabwe qui foulent totalement aux pieds les droits démocratiques acquis de hautte lutte du peuple de ce pays".
Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, a rejeté, lundi, une décision sans précédent prise à l'unanimité par le Conseil de sécurité de condamner les violences contre l'opposition et de déclarer impossible la tenue, vendredi prochain, d'une élection présidentielle libre et juste.
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