Le vice-président kenyan, Kalonzo Musyoka, a déclaré mardi à Cotonou, au Bénin, que son pays ambitionne de contribuer au renforcement de la stabilité économique et politique de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), organisation à laquelle il vient d'adhérer.
"Le Kenya est très honoré de son adhésion à la CEN-SAD, nous adhérons pleinement aux buts et objectifs de la CEN-SAD et les idéaux et valeurs de la communauté sont chers à notre pays", a-t-il ajouté.
S'exprimant lors de l'ouverture du 10ème sommet de la CEN-SAD, M. Musyoka a insisté sur la nécessité de consolider les regroupements économiques régionaux en Afrique pour renforcer l'intégration du continent.
Il a plaidé pour le renforcement des investissements dans le domaine des infrastructures, soulignant le rôle de celles-ci dans le développement et l'intégration des pays.
"La création d'infrastructures est un volet-clé de l'intégration et de la coopération régionales. J'ai conscience que les ressources disponibles sont suffisantes pour construire des routes et des lignes de chemin de fer modernes et de premier ordre", a-t-il affirmé.
Le Kenya, la Mauritanie, le Gabon, le Cap-Vert et Sao Tomé ont adhéré mardi à la CEN-SAD.
M. Musyoka a remercié les Etats membres de la CEN-SAD d'avoir accepté le Kenya en leur sein et réitéré la détermination de son pays de souscrire pleinement aux dispositions, objectifs et buts de l'organisation.
Il a ensuite remercié les organisateurs de la conférence de la CEN- SAD et exprimé sa gratitude toute particulière pour le guide libyen, Mouammar Kadhafi, pour le rôle qu'il a joué dans la création de l'organisation et de l'Union africaine (UA).
Il a demandé aux pays africains d'investir dans l'éducation et la promotion de la main-d'oeuvre afin de rendre le continent plus compétitif.
M. Musyoka a déploré certains problèmes qui se posent au continent, citant, entre autres, l'insécurité alimentaire, la désertification, le chômage et les maladies.
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