Le ministre algérien du Tr avail, Tayeb Louh, a indiqué mercredi à Alger que le gouvernement a ramené le taux de chômage à 11% en 2007 avec l'objectif de descendre au-dessous de 10% entre 2009 et 2010, alors que ce taux était de 29% en 1990.
Selon toujours M. Louh, le nombre total d’emplois créés entre 1999 et 2007 a été de 3,2 millions. L’objectif du gouvernement est de créer 2 millions d’emplois avant 2009, dont un million d’emplois permanents, alors que 300.000 nouvelles demandes d’emplois sont adressées chaque année au marché du travail, a-t-il précisé.
Pour atteindre son objectif, le gouvernement algérien a élaboré une politique nationale de l’emploi, entrée en vigueur depuis le premier juin de cette année et la modernisation de l’Agence nationale de l’emploi est l’un des axes tracés par le gouvernement pour mener à bien cette politique.
Il s’agit, dans la stratégie, de mettre en adéquation les demandes d’emploi et les offres exprimées par les entreprises. Le gouvernement compte aussi impliquer davantage d’autres services dans la promotion de l’emploi comme l’Agence nationale de promotion de l'emploi de jeunes et la Caisse nationale de lute contre le chômage.
Le ministre algérien du Travail a souligné que la conjoncture économique actuelle est favorable à l’investissement et à la création de l’emploi contrairement à la décennie 1990.
Ainsi, selon lui, la croissance a été de 5% en moyenne de 2000 à 2007, alors qu’elle était négative de 1991 à 1994. Il a rappelé qu’en 1994, l’Algérie a perdu 400.000 emplois suite aux politiques de restructuration conduites sous les injonctions du Fonds monétaire international (FMI).
"La conjoncture de l’époque n’a pas été favorable à l’investissement, ce qui n’a pas toujours été un bon signe pour la situation de l’emploi et ce n’est qu’à partir de 2000 que certaines actions sont menées pour renverser la vapeur", a expliqué M. Louh.
Ces nombreux indicateurs macroéconomiques amènent le gouvernement à être optimiste sur l’avenir de l’emploi, l’inflation n’étant plus que de 2,5% en moyenne de 2000 à 2007, alors qu’elle était de 29% en 1995.
D’un autre côté, la dette extérieure de l'Algérie est ramenée à 700 millions de dollars américains en mai de cette année, contre 31 milliard de dollars en 1995.
Le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a, lui aussi, apprécié le fait que la conjoncture économique soit améliorée, ce qui est susceptible selon lui, de contribuer à la création de nouveaux emplois.
Il a promis aux chefs d’entreprises de prendre des mesures d’encouragement à la création d’emplois, comme la réduction des impôts et les charges sociales.
Il a indiqué que l’Etat "peut se permettre ces largesses" dans un contexte où le prix du baril du pétrole, dont l’Algérie est exportatrice, frôle 150 dollars sur le marché international.
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