Graça Machel redoute une révolte des victimes des violences
contact
Français | English | عربي


Recherche  

Se désincrire

Vendredi 21 Novembre 2008

11-06-2008 : Graça Machel redoute une révolte des victimes des violences
par : PANA

Graça Machel, l'ancienne Première dame du Mozambique, a mis en garde, mardi, contre un éventuel soulèvement des dizaines de milliers de Mozambicains ayant fui les violences xénophobes en Afrique du Sud.

S'exprimant à Maputo, à l'occasion d'une conférence régionale sur l'impact du nettoyage ethnique, Mme Machel, qui dirige l'une des ONG les plus respectées du pays, la Fondation pour le développement communautaire (FDC), a affirmé que les personnes qui étaient jusqu'ici rentrées d'Afrique du Sud bénéficient de l'assistance de leurs familles, mais risquent de se tourner bientôt vers le gouvernement pour solliciter son aide.

Au cas où le gouvernement s'avérerait incapable de satisfaire leurs exigences et de les réinsérer dans la société mozambicaine, cela pourrait conduire les victimes de ces violences à se soulever contre leur propre gouvernement.

Elle a ensuite averti que cela pourrait conduire à une violence comparable, voire supérieure, à celle qui avait été engendrée par les émeutes du 5 février (lorsque Maputo avait été paralysée par des manifestations organisées contre les hausses de parfois 50 pour cent des prix des tickets supportés par les passagers des minibus privés, les véhicules qui assurent la majeure partie du transport dans la capitale).

“Le gouvernement a très bien organisé le retour des Mozambicains victimes des violences en Afrique du Sud”, a reconnu Graça Machel, tout en ajoutant que “pendant les premières semaines ils vont s'épancher sur les épaules des membres de leurs familles pour pleurer la perte de tous leurs biens, mais ils vont ensuite aller se plaindre auprès du gouvernement et, en fin de compte, se révolter contre le gouvernement et tous ceux qui sont autour d'eux”.

"Le désespoir mène les individus à de folles extrémités", a-t- elle encore prévenu.

Elle a ensuite suggéré que les solutions à ce genre de problèmes se trouvent dans la mise en place de gouvernements capables de satisfaire les besoins de leurs citoyens et de réduire les risques de les voir relégués en marge de la société.

Mme Machel a également indiqué que la violence collective en Afrique du Sud était plus motivée par les conditions de vie sub- humaines dans les townships que par le ressentiment à l'endroit des étrangers.

Elle a expliqué que les attaques avaient été lancées par des individus “rejetés, marginalisés et inutilisés” par le système sud-africain.

Des indices assez probants tendent cependant à contredire ce point de vue, car ils prouvent qu'au départ les émeutes n'étaient pas du tout spontanées, mais organisées par des “dirigeants communautaires” autoproclamés.

L'ancienne Première dame du Mozambique a aussi affirmé que les modèles adoptés par les gouvernements africains ont produit des millions de personnes marginalisées et exclues, vivant dans des conditions favorisant l'éclatement d'une violence brutale.

"La pauvreté extrême déshumanise les individus et les conduit à la folie", a-t-elle encore mentionné, tout en notant que "c'est ce qui s'était passé au Rwanda il y a dix ans".

Mme Machel a ensuite pointé du doigt un problème touchant à l'idée selon laquelle la pauvreté ouvrirait la voie à la violence, constatant que les attaques avaient eu pour cadre les townships et non les campagnes de l'Afrique du Sud.

Elle a expliqué son point de vue en estimant qu'au cours des dernières années, l'Afrique du Sud a accueilli de nombreux migrants africains qui sont entrés dans le pays de manière incontrôlée, en toute illégalité et se sont installés dans des quartiers déshérités, privés des conditions de vie les plus élémentaires.

Elle a également affirmé que quatre millions de Zimbabwéens seraient arrivés en Afrique du Sud en l'espace d'un an.

La situation a été encore aggravée par le fait que cet afflux de personnes n'a pas été correctement pris en considération au plan statistique, personne ne sachant exactement où les immigrés clandestins sont installés ni ce qu'ils font.


Pas de réaction à cet article

 

Actualités

 
 

 
 

 
 

Interview
Entreprise

Chiffre
Revue de Presse
Tourisme saharien : D’un tourisme de transit à un tourisme de séjour
L’inflation US en forte baisse
Bourse : faits marquants de la journée du 19/11/2008
SIB 2008: « toujours des nouveautés…, et encore un deuxième salon en mars 2009 »
La ville de Tunis au top des 10 du World’s Best Awards 2008 : la destination idéale…
Hydrocarbures : le pétrole passe sous 54 dollars à News York et s’approche des 50 dollars à Londres
Les journées de l’Entreprise 2008 : on revoit look et on se repositionne
Rencontre entre les hommes d’affaires tunisiens et argentins
Décision présidentielle de doublement du capital de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises : Un significatif appui à la PME
Gagner le pari de l’exportation



Communiqués
Actualités en Afrique
1
2
3
4
5
6
7
precedent play/pause suivant
Banques & Finances
20-11-2008
Tunindex 3039.91 ( -0.30)
BVMT 2065.21 (-1.78)
Capitaux 1696013
Transactions 780
Volume 177066
Infos Entreprises
Entreprise :
Responsable :
 
High Tech
 
Des téléphones « intelligents » chez TUNISIANA
Tunisie : 2ème pays arabe à chercher des informations sur la crise !
Tunisie : Tun Télécom pose ses questions pour la reprise de Sotelma la malienne.
Tunisie : TT offre la solution « Tracking GPS » à la SNTRI ET à 12 autres sociétés.

Lire Aussi


Copyright - African Manager 2008 Tous Droits Réservés