|
Vendredi 21 Novembre 2008
|
|
|
| 2-06-2008 : La Banque du Congo rejette les accusations de blanchiment d'argent |
| par : PANA
|
|
|
Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Jean-Claude Masangu, rejette les accusations de la justice belge selon lesquelles la BCC est impliquée dans le blanchiment d'argent.
"L'accusation de blanchiment d'argent portée contre la Banque centrale du Congo par la justice belge risque de porter un grave préjudice aux affaires en République démocratique du Congo (RDC)", a dit le gouverneur Masangu, au cours d'un point de presse en fin de semaine, ajoutant que l'exclusion de la RDC du système financier et bancaire international ne se justifie nullement dans le cadre de cette affaire.
Selon le gouverneur de la BCC, les faits remontent à 1999, au plus fort de la guerre qui sévissait à l'est de la RDC. Le pays était frappé d'embargo sur les armes décidé par le Conseil de sécurité des Nations unies.
"Entre-temps, explique Jean-Claude Masangu, il fallait acheter des armes pour défendre l'intégrité du territoire national".
C'est dans ces entrefaites que le gouvernement avait instruit la Minière de Bakwanga (MIBA-société d'Etat spécialisée dans l'exploitation de diamant et basée à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental) à payer un fournisseur dont le nom n'a pas été révélé.
"Client inhabituel de la MIBA, le banquier de cette dernière, La Belgolaise n'a pas effectué le paiement. Ce refus de décaissement d'un ordre de paiement de 80 millions de dollars américains de la MIBA a obligé la Banque centrale du Congo à prendre des fonds et d'opérer le paiement par d'autres voies, pour dénouer la transaction et de contourner l'embargo", a expliqué le gouverneur de la BCC.
Pour Jean-Claude Masangu, cette inculpation fait peser l'épée de Damoclès sur le commerce extérieur de la RDC, les partenaires financiers et bancaires de la RDC pouvant refuser d'effectuer des paiements sur ordre des opérateurs économiques congolais.
"Le Parquet belge, qui vient de ressusciter cette affaire neuf ans après, ferait mieux de soulever la question lors de l'interpellation de la Belgolaise en 2004", a soutenu le gouverneur Masangu, avant d'indiquer que jusque-là, la BCC attend entrer en possession du dossier judiciaire pour sa défense, "car, il y va de l'intérêt de l'économie congolaise".
|
Pas de réaction à cet article
|