|
Jeudi 20 Novembre 2008
|
|
|
| 2-06-2008 : Kibaki contre une amnistie pour les auteurs de la violence |
| par : PANA
|
|
|
Le président kenyan, Mwai Kibaki, exclut une amnistie générale pour les auteurs de la violence post-électorale qui a déchiré ce pays de l'Afrique de l'Est suite à un scrutin présidentiel très controversé.
Dans un discours à la Nation lors des festivités marquant le 45ème anniversaire de l'indépendance du Kenya, Kibaki a déclaré que son gouvernement ne va pas autoriser l'amnistie, estimant que les responsables des troubles meutriers doivent faire face à la pleine rigueur de la loi.
Cette décision ajoute une nouvelle dimension au débat qui fait rage puisqu'il semble diviser en deux le gouvernement de coalition.
Les partisans du camp du Premier ministre Raila Odinga demandent la libération sans condition des suspects qui, selon eux, sont des jeunes qui manifestaient contre les élections truquées.
La violence a été provoquée par le scrutin présidentiel du 27 décembre 2007 qui a vu Kibaki et le candidat et chef de file de l'opposition d'alors, Raila Odinga, revendiquer la victoire.
La violence qui s'en est suivie a entraîné la mort de 1.200 personnes et fait 350.000 déplacés.
La situation a changé depuis lors avec la formation d'un gouvernement de coalition sous l'égide de l'Union africaine (UA), avec comme Premier ministre Odinga.
Mais les membres du Mouvement démocratique Orange (ODM) sous la houlette de Odinga continuent d'affirmer que des milliers de partisans innocents du Mouvement (qui était à l'époque dans l'opposition) ont été arrêtés.
Ceux qui réclament la libération des personnes présumées arrêtées ont demandé à la Police de les traduire en justice ou de les libérer sans condition au lieu de les garder en détention pendant des mois, violant leurs droits élémentaires.
Toutefois, les dirigeants du camp du président Kibaki, dont le ministre de l'Intérieur George Saitoti, estiment que les présumés coupables doivent faire face à la rigueur de la loi, quelles que soient les circonsstances.
Se joignant au débat, le président a déclaré dimanche: "le gouvernement ne va pas ménager les organisateurs de bandes armées qui ont provoqué les troubles. Néanmoins, ceux qui ont pris part aux actes de violence gratuite en se livrant au meutre stupide d'innocents citoyens, de destruction de biens ou de viol vont faire face à la pleine rigueur de la loi".
|
Pas de réaction à cet article
|
|