Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement du continent africains vont se rencontrer jeudi et vendredi à Ngurdoto, dans le nord de la Tanzanie, pour un sommet consacré au projet de gouvernement de l’Union africaine (UA).
Lors de leur sommet à Addis-Abeba, en Ethiopie, en janvier dernier, les présidents africains avaient désigné un comité de douze chefs d’Etat chargé de réfléchir et de faire des propositions concrètes sur la mise en oeuvre d’un gouvernement de l’Union.
Ces propositions, qui vont être adoptées vendredi après-midi, seront soumises au sommet de l’Union africaine prévu en juillet prochain.
En plus du Tanzanien Jakaya Kikwete, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat membres de l’Union africaine, le comité comprend également les président du Nigeria, de l’Afrique du Sud, de l’Ouganda, de l’Ethiopie, du Botswana, de l’Egypte, du Sénégal, du Gabon, du Ghana, du Cameroun et le colonel Mouammar Kadhafi de Libye.
En fait, à Addis-Abeba, les chefs d’Etat avaient décidé de prendre en mains eux-mêmes ce dossier controversé après avoir constaté que le Comité exécutif chargé de faire des propositions concrètes n’était pas parvenu à un consensus.
Ce comité exécutif, composé de dix ministres des Affaires étrangères, avait été mis en place au terme du sommet d’Accra, au Ghana, en juillet 2007.
Au moins 6 chefs d’Etat parmi lesquels le sud-africain Thabo Mbeki, l'Ougandais Yoweri Museveni et le Nigérian Umaru Yar'Adua, ont confirmé leur déplacement pour le sommet de jeudi et vendredi en Tanzanie, selon une source diplomatique tanzanienne qui a requis l’anonymat.
Le président de la Commission de l’UA, le Gabonais Jean Ping, sera également présent, selon la même source.
Le grand absent à la réunion sera le guide de la Révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, qui sera représenté par une délégation ministérielle, a ajouté la source.
En marge de ce sommet, les présidents nigérian et sud-africain s’entretiendront des attaques xénophobes visant des étrangers en Afrique du Sud, dont des Nigérians, selon le porte-parole de la présidence nigériane, Olusegun Adeniyi.
Les chefs d’Etat africains sont divisés sur ce projet de gouvernement panafricain.
Certains, comme le Sénégalais Abdoulaye Wade ou le guide libyen, sont favorables à la réalisation immédiate de ce rêve tandis que d’autres, comme le Sud-africain Mbeki, estiment qu'il est trop tôt et qu'il y a trop de disparités entre les Etats membres pour réussir une intégration totale.
Les adversaires du projet prônent une intégration par étapes et un renforcement des communautés sous-régionales.
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