Le gouvernement togolais a pris la décision de subventionner de nouveau l'importation actuelle des produits pétroliers sur la période de mai à juillet 2008, pour un coût constituant un manque à gagner sur les recettes de l'Etat estimé à 7,9 milliards de FCFA, indique un communiqué du Conseil des ministres tenu mardi.
Le gouvernement togolais, qui estime avoir fait des sacrifices "énormes" face à la flambée du prix du baril de pétrole qui dépasse aujourd'hui les 124 dollars US, avait déjà subventionné pour la période de janvier à avril derniers, les prix des produits pétroliers à la pompe pour un montant de 10 milliards de FCFA.
On pourrait parler d'un revirement du gouvernement togolais sur cette question, car l'Etat avait indiqué, début mai, qu'il était à ses "limites", pour continuer à subventionner les produits pétroliers à la pompe.
Le 8 mai dernier, le ministre de l'Economie et des Finances, Adji Otteth Ayassor, interpellé par les députés sur le renchérissement du coût de la vie, avait déclaré que l'Etat est à bout.
"Nous avons fait des efforts jusqu'à présent pour contenir le prix des carburants. Mais, si cette flambée continue de cette manière et que nous ne sommes pas en mesure de soutenir les prix, le gouvernement va avoir à statuer", avait-il affirmé, avant de lâcher: "nous ne pouvons pas vous dire ici que le gouvernement prend l'engagement que le prix des carburants ne va pas augmenter demain".
Selon les chiffres fournis par le ministère du Commerce, de l'Industrie, de l'Artisanat et des Petites et moyennes entreprises, l'Etat accorde par litre, une subvention de 152,72 FCFA sur l'essence super sans plomb; 207,06 FCFA sur le pétrole lampant et 212 FCFA sur le gasoil.
D'après la même source, depuis décembre 2006, date de la dernière augmentation du prix des carburants à la pompe, le gouvernement a maintenu le prix du litre de l'essence super sans plomb à 505 FCFA au lieu de 657,72; le prix du pétrole à 370 FCFA au lieu de 577,06 et celui du gasoil à 500 FCFA au lieu de 712.
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