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Mercredi 17 Mars 2010
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| 20-05-2008 : Le secteur primaire fournit 92% des emplois au Burundi |
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Au Burundi, 92% des personnes exerçant un emploi travaillent dans le secteur primaire, 3% dans le secteur secondaire et 5% dans le secteur tertiaire, révèle une récente étude de l’Institut des statistiques et des études économiques (ISTEEBU).
L’agriculture regroupe, à elle seule, 84% des effectifs employés, indique la même source.
Dans ce secteur, l’agriculture vivrière occupe 78% des effectifs, tandis que celle des produits d’exportation fournit 6% des emplois, détaille encore l’étude de l’ISTEEBU.
Les effectifs employés dans les trois principales branches d’activité ne reflètent cependant pas des contributions conséquentes au Produit intérieur brut (PIB).
A titre illustratif, l’agriculture vivrière regroupe 78% des personnes qui exercent un emploi, mais ne représente que 38% de la valeur de la production du pays, ce qui témoigne du faible rendement du secteur agricole national, peut-on encore lire dans l’étude.
Le contraste est net avec les activités de service qui contribuent également à 38% de la valeur de la production, mais en employant seulement 2,5% des individus exerçant un emploi.
Parmi les activités de service, le meilleur ratio a été observé par l’ISTEEBU du côté des activités financières qui apportent au pays 2% de son PIB alors qu’elles n’emploient que 0,05% de personnes.
D’après la même source, la grande majorité des effectifs employés en milieu urbain travaillaient dans le secteur informel en 2007.
Les secteurs public (l’administration et les entreprises parapubliques) et privé (entreprises et associations) regroupaient respectivement 18,5% et 6,5% des effectifs employés.
Au sein du secteur privé, les entreprises accueillent seulement 2,5% des effectifs, ce qui fait que la part de l’emploi en entreprise dans les villes du Burundi est relativement faible en comparaison des pays de l’Union économique et monétaires ouest-africaine (UEMOA) où, dans les capitales respectives, 14% des actifs employés travaillent dans les entreprises, rappellent encore les analystes de l’ISTEEBU.
Au sujet des revenus du travail en ville, l’institut des statistiques fait savoir qu’ils varient d’un secteur à l’autre en milieu urbain.
C’est au sein des Unités de production informelles (UPI) que le revenu est le plus bas et au sein des entreprises privées qu’il est le plus élevé, d’après l’ISTEEBU qui précise, au passage, que le revenu mensuel moyen s’établit à 72.200 Francs burundais, soit 67 dollars US.
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