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Vendredi 21 Novembre 2008
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| 20-05-2008 : 221% de hausse du budget de l’Etat au Burundi entre 2002 et 2008 |
| par : PANA
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Le budget de l’Etat a augmenté de 221% entre 2002 et 2008, apprend-on de l’Institut des statistiques et des études économiques du Burundi (ISTEBU).
L’institut rendait publique, mardi, une plaquette actualisée sur les "chiffres-clé de l’économie au Burundi".
Le nouvel outil d'étude de l’économie nationale passe au crible des sujets aussi variés que le Produit intérieur brut (PIB), la croissance, l’investissement, l’inflation, le commerce extérieur, l’évolution du taux de change, l’emploi, le chômage ou encore le secteur informel.
Au chapitre du budget général de l’Etat, l’on apprend qu’il n’a cessé d’augmenter depuis 2002, mais avec une nette accélération à partir de 2005.
Entre 2002 et 2008, les crédits affectés aux ministères ont augmenté de 127%, tandis que les dépenses sur dons et projets de développement ont connu une hausse encore plus sensible de plus de 398%.
L’ISTEBU fait encore savoir que ces hausses conjuguées ont porté le budget national à 520 milliards de Francs burundais (près de 520 millions de dollars US) en 2008.
Dans ce budget global, l’Etat consacrera, en 2008, 70% du montant aux dépenses de fonctionnement courantes et 10% à des dépenses d’investissement, tandis que les 20% restants serviront à rembourser le capital et les intérêts de la dette nationale.
S’agissant des dépenses sectorielles, l’année 2006 a marqué un tournant spectaculaire, notamment en ce qui concerne les crédits alloués au secteur de l’Education nationale qui sont passés du simple au double par rapport à 2005.
Selon le document de l'ISTEEBU, l’Etat consacre désormais 25% des crédits ministériels au secteur de l’enseignement, contre 14% en 2002.
Les salaires des fonctionnaires de l’Etat ont également connu une hausse significative au cours de ces dernières années, passant de 28% du total des crédits ministériels, en 2002, à 35% en 2008.
Les dépenses militaires, habituellement élvées, ont, par contre, vu leur part se réduire de 25 à 14% grâce au processus de démobilisation de dizaines de milliers d’ex-combattants rebelles et gouvernementaux de la décennie écoulée de guerre civile au Burundi, selon la même source.
Concernant l’évolution des recettes propres, l’ISTEEBU fait savoir qu’elles ont augmenté de 146% entre 2002 et 2008, tandis que celles émanant des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, comptabilisées dans le budget général de l’Etat, ont fait un bond en avant de 508%.
Le document fait, enfin, savoir que la part du remboursement de la dette, dans le budget de l’Etat, a été divisée par deux entre 2002 et 2008 grâce aux annulations des crédits consentis par les bailleurs de fonds du pays.
On estime, cependant, aujourd’hui encore à 1,5 milliard de dollars US le montant global de la dette extérieure qui pèse lourdement sur l’économie nationale burundaise.
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