L’option de vente de nouvelles 16 % du capital de Tunisie Télécom à son actuel «partenaire stratégique» Dig TCom est un secret de polichinelle. Les négociations qui se déroulent depuis un certain moment pour lier le prix de cette vente, au prochain lancement d’une ou de plusieurs licences en téléphonie fixe, sont aussi un secret de polichinelle.
On avait cru, avec la publication du décret n° 2008-611 du 4 mars, paru au Jort du 11 mars 2008, annonçant la création «d’une commission spéciale pour l’élaboration des étapes préparatoires, pour l’attribution des licences, pour l’installation et l’exploitation des réseaux publics de télécommunications fixes», que les choses n’en seraient pas ainsi. Ce décret précisait en effet les conditions et les procédures d’attribution des licences pour l’installation et l’exploitation des réseaux publics de télécommunications fixes. Rien n’est encore cependant fait pour le lancement de l’appel d’offres, dont la date aurait été fixée pour avant la fin du 1er trimestre, selon diverses sources, mais jamais officiellement.
Selon des sources, généralement bien informées et proches de ce dossier, une tendance semblerait depuis peu se dessiner en faveur d’un report de la publication de cet appel d’offre à une date ultérieure. Deux ou trois ans, nous dit-on.
Selon ces mêmes sources, entente aurait été trouvée entre Dig TCom et les autorités tunisiennes, sur un très bon prix, pour les 16% du capital de Tunisie Telecom, en faveur de ce report. L’information est à mettre au conditionnel, devant le silence total du ministre des Technologies de la Communication El Hadj Gley et de l’opérateur historique où l’on précise que la question regarde plutôt l’actionnaire émirati directement.