Prenant lieu les 14 et 15 mai courant, l’assemblée générale du Groupe de la Banque Africaine de Développement BAD, a présenté son analyse financière en guise d’introduction de cet événement annuel qui a lieu cette année à Maputo au Mozambique.
Le conseil des gouverneurs de la BAD et celui des gouverneurs du fonds africain de développement (FAD) seront saisis d’un projet de résolution recommandant le maintien en Tunisie, en tant que pays régional membre, de la direction et du pilotage des activités de la BAD, une institution régionale et multilatérale qui ambitionne de contribuer «au progrès économique et social" des 53 pays du continent africain, comme l’indique sa devise: « Bâtir aujourd’hui, une meilleure Afrique de demain». En février 2003, la BAD a relocalisé à Tunis ses opérations en raison de la situation politique ''instable'' qui prévalait en Cote d’Ivoire, son quartier général initial. Cette décision a été reconduite depuis par les assemblées consécutives du groupe, réputé pour son bon positionnement (noté AAA) sur le plan international et sa base et ses ratios financiers, en nette progression. Réputé pour son bon positionnement (noté AAA) sur le plan international, sa base et ses ratios financiers, le Groupe de la BAD, en nette progression, a vu la Turquie déposer sa candidature au groupe avec une prise de participation à son capital d’un montant de 41 Millions de dollars. Outre les 53 africains, 24 autres pays non régionaux dont la chine, les Etats-Unis d’Amérique, la France et l’Inde font partie du groupe. Selon les observateurs, le potentiel humain et les richesses naturelles de l’Afrique sont porteurs de « promesses » pour les investisseurs. Bilan Financier positif et une progression de plus de 5% de l’économie africaine Dans un document publié sur son site Internet, la Banque africaine de développement a présenté son analyse financière et opérationnelle de l’exercice 2007. Ce document a décrit les développements récents survenus au sein du Groupe de la Banque et en Afrique, y compris les activités et la performance financière de l’institution. En 2007, l’Afrique a maintenu, pour la quatrième année consécutive, un taux de croissance économique supérieur à 5%, en dépit de conditions financières très volatiles dues à la crise du crédit et au renchérissement des cours des matières premières et produits de base. Au cours de la même année, le Groupe de la Banque a continué d’enregistrer d’excellents résultats opérationnels et financiers. L’institution a établi de nouveaux indices de performance en atteignant des niveaux record d’approbations et de décaissements. Dans le droit fil de ses orientations prioritaires, c’est l’infrastructure et le secteur privé qui ont tiré la croissance des opérations. Les discussions engagées avec les donateurs en vue de la onzième reconstitution des ressources du Fonds ont été achevées avec succès en décembre 2007, avec un montant record de 8,9 milliards de dollars EU. Note d’optimisme à confirmer après les travaux de l’assemblée générale Lors d’une rencontre avec les journalistes Tunisiens au début du mois de Mai courant à Tunis, Donald Kaberuca Président du Groupe a mis l’accent sur un nombre de sujets qui constituent les vrais problèmes de l’Afrique notamment les issues de l’alimentation, la maladie et la pauvreté. Aujourd’hui, l’Afrique, souligne le rapport de la BAD, est en passe de sortir de l’ornière grâce aux gros efforts déployés à l’intérieur du continent et au soutien des donateurs. Toutefois, la persistance de la crise du crédit et la flambée des prix des denrées alimentaires enregistrées en 2008 rappellent que la vigilance et la persévérance doivent être de mise, si l’Afrique veut atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Bien que des défis de taille restent à relever pour accélérer le développement du continent, l’ensemble des parties prenantes font preuve d’une ferme détermination qui ouvre de nouvelles pistes d’action collective. Le Groupe de la Banque continuera de collaborer étroitement avec d’autres partenaires en vue de favoriser la croissance et la prospérité en Afrique.
|