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Dimanche 07 Septembre 2008
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| 12-05-2008 : Tsvangirai réaffirme sa participation au 2è tour de la présidentielle |
| par : PANA
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Le leader de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, a été reçu samedi à Luanda, par le président angolais, José Eduardo dos Santos, à qui il a réitéré sa décision de participer au deuxième tour de l'élection présidentielle dans son pays.
"Nous espérons remporter les élections, comme nous l'avons déjà fait au premier tour", a déclaré Morgan Tsvangirai, cité par l'agence angolaise de presse (ANGOP) à l'issue d'une audience de près d'une heure et demie avec Eduardo dos Santos.
M. Tsvangirai a réaffirmé aussi sa volonté, au cas où il gagnerait la présidentielle, de permettre un "départ honnorable" au président sortant, Robert Mugabe, qu'il considère comme étant "le père de la nation".
Il a écarté l'hypothèse de "toute politique de représailles ou de rétribution" et a promis de donner à Mugabe le statut de "père de la nation".
"Quand nous gagnerons, nous créerons un gouvernement de cure, tourné vers le redressement de l'économie du pays, entre autres aspects", a déclaré M. Tsvangirai en se déclarant confiant en sa victoire au deuxième tour du scrutin présidentiel, qu'il espère voir se dérouler dans un "climat de transparence et de sérénité".
Le Zimbabwe est plongé dans une crise post-électorale après les élections générales du 29 mars dernier dont les résultats n'ont été publiés qu'un mois plus tard, à cause des prétendues pressions du gouvernement du président Mugabe qui exigeait le recomptage des suffrages.
M. Tsvangirai avait annoncé pour la première fois sa décision à participer au deuxième tour de la présidentielle lors d'une visite en Afrique du Sud, quelques heures avant son voyage pour Luanda, mettant ainsi fin à des semaines de spéculations sur ses intentions supposées de boycotter le scrutin par crainte de fraudes.
Lors d'une rencontre avec des journalistes en Afrique du Sud, Morgan Tsvangirai avait indiqué que boycotter le deuxième tour serait trahir ses militants dont certains "sont morts ou ont été torturés par des militants de Mugabe pour les forcer à voter pour le camp présidentiel au deuxième tour".
Toutefois, M. Tsvangirai a émis quelques conditions quant à sa participation au deuxième tour. Il exige notamment une forte présence d'observateurs électoraux internationaux, des Nations unies et de la presse, afin de garantir la crédibilité du scrutin dont la date n'a toujours pas été fixée.
Selon des observateurs de la situation au Zimbabwe, Robert Mugabe n'acceptera pas ces conditions, car il avait déjà interdit à des journalistes et des observateurs internationaux, notamment ceux des Etats-unis et de l'Union européenne, de superviser le premier suffrage du 29 mars dernier, les accusant d'être favorables à l'opposition.
M. Tsvangirai, qui a recueilli 47,9% des voix contre 43,2% pour Mugabe au premier tour, a affirmé qu'il a été privé de sa victoire par des fraudes du camp présidentiel.
Son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), qui avait dit alors qu'il boycotterait le deuxième tour, car suspectant le gouvernement sur de probables fraudes, a accusé le camp présidentiel d'altérer les résultats du premier tour, le soupçonnant aussi capable de modifier les résultats du deuxième tour.
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