|
Samedi 11 Octobre 2008
|
|
|
| 7-05-2008 : Retour aux négociations de la rébellion burundaise du PALIPEHUTU-FNL |
| par : PANA
|
|
|
Le porte-parole du Parti pour la libération du peuple hutu/Front national de libération (PALIPEHUTU- FNL), Pasteur Habimana, a annoncé, mercredi, le retour imminent d’exil des leaders du dernier mouvement rebelle encore actif dans le pays pour reprendre les négociations d’un cessez-le-feu avec l’Etat burundais.
Contrairement aux déclarations de la veille, le porte-parole du PALIPEHUTU-FNL n’est pas revenu sur le préalable d’une immunité provisoire pour voir revenir au bercail le chef rebelle, Agaton Rwasa, et sa suite, en exil en Tanzanie voisine depuis de longs mois.
Le porte-parole du mouvement rebelle est allé encore plus loin en garantissant que les responsables du PALIPEHUTU-FNL n’entendaient pas quitter Dar-es-salaam, la capitale économique tanzanienne, pour s’évanouir dans la nature et intensifier la guerre, comme on le soupçonne dans diverses opinions à Bujumbura.
Les combats se sont faits intenses depuis le 17 avril dernier à Bujumbura et ses environs immédiats, faisant des dizaines de morts, des milliers de déplacés et semant la panique dans les populations.
Le mouvement rebelle va, à nouveau, répondre présent aux travaux du mécanisme de suivi et d’évaluation de l’accord de cessez-le-feu liant, théoriquement, le PALIPEHUTU-FNL et l’Etat burundais depuis le 7 septembre 2006, a assuré M. Habimana.
Le PALIPEHUTU-FNL avait dépêché, l’année dernière, à Bujumbura, une importante délégation aux travaux du mécanisme de suivi avant de la retirer "pour cause d’insécurité".
Ces derniers jours, les pressions des pays membres de l’Initiative régionale de paix pour le Burundi sur le mouvement rebelle ont été également fortes et décisives pour ramener le mouvement aux négociations.
Les leaders du PALPIPEHUTU-FNL ont reçu, dimanche dernier, un ultimatum régional de dix jours au terme duquel ils pouvaient être expulsés du territoire tanzanien s’ils ne se résolvaient pas vite à rentrer chez eux pour accélérer le processus interne de paix.
On rappelle que l’Union africaine dispose d’un contingent de 800 militaires et policiers au Burundi qui se chargeront de la sécurité rapprochée d’importantes personnalités rebelles rentrant d’exil et des opérations de démobilisation, désarmement et réintégration(DDR) d’ex-combattants dans une nouvelle vie socioprofessionnelle.
|
Pas de réaction à cet article
|
|