La bonne gouvernance se porte bien au Ghana, selon Kufuor
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Mardi 07 Octobre 2008

5-05-2008 : La bonne gouvernance se porte bien au Ghana, selon Kufuor
par : PANA

Alors que les Ghanéens vont élire un nouveau président d'ici à la fin de cette année, le président sortant John Kufuor a dit qu'il laissait derrière lui un pays où la bonne gouvernance se porte bien et l'économie stabilisée.

"S'agissant de la gouvernance, le Ghana est classé parmi les meilleurs en matière de bonne gouvernance sur l'ensemble des cinq continents", a déclaré M. Kufuor dans une interview accordée à un journal à Accra, au Ghana et publiée par l'Agence nigériane de presse (NAN).

"Alors que je m'apprête à quitter le pouvoir, je crois que le bilan de mon gouvernement a été très impressionnant et très positif", a noté le président ghanéen, qui a pris ses fonctions pour la première fois en janvier 2001 et a été réélu en décembre 2004.

Selon M. Kufuor, les Ghanéens "sont heureux", en partie grâce au respect par son gouvernement de l'Etat de droit et des droits de l'Homme, mais aussi grâce aux envois d'argent massifs de leurs compatriotes basés à l'étranger.

De 200 millions de dollars US en 2001, ces envois ont atteint 5 milliards de dollars par an, a-t-il noté.

Concernant la situation économique de son pays, le président Kufuor a dit que la capacité du gouvernement à stabiliser l'économie avait commencé à produire les dividendes attendues.

Il a jugé "absolument difficile" la décision du Ghana d'adopter l'initiative du FMI pour les Pays pauvres très endettés (PPTE) qui, selon lui, était "absolument pénible et avilissant pour le Ghana, appelé autrefois Gold Coast (la Côte de l'or)".

Toutefois pour M. Kufuor, du point de vue des réalités économiques, c'était le seul moyen disponible pour son pays de rétablir la dignité qu'il mérite.

"Le jeu en valait la chandelle après que, en l'espace de deux ans, grâce aux performances du gouvernement concernant la gestion de l'économie, le FMI a déclaré que le Ghana avait atteint le point d'achèvement de l'initiative", a-t-il expliqué.

Selon le président ghanéen ceci signifiait que son pays était tiré d'affaires en ce qui concerne la viabilité de la dette.

"Le Ghana était devenu solvable. Sur cette base, le Club de Paris des créanciers a commencé à annuler les dettes qui embourbaient pratiquement les performances économiques du pays", a-t-il dit.

M. Kufuor a estimé que la déclaration du FMI a été un événement important, en soulignant que 2 milliards de dollars US ont été annulés et un autre montant de 2 milliards de dollars USD étalé sur une période de 10 à 20 ans.

"Ces annulations représentent pour le gouvernement des succès décisifs. J'étais très content. Donc après cela, mon parti a gagné l'élection qui m'a permis de décrocher un second mandat".

"Donc, durant ces huit années, je dirai que mon gouvernement a été en mesure de stabiliser l'économie du Ghana au point que les créanciers les plus importants dans le monde ont gratifié le Ghana d'un B+, nous plaçant dans le même panier que le Brésil", a ajouté le chef de l'Etat ghanéen.

Par ailleurs, le président Kufuor a dit que les autorités ghanéennes et nigérianes discutent en ce moment des voies et moyens d'alléger les barrières commerciales entre leurs deux pays.

Mais il a jugé que les plaintes des commerçants nigérians suite à l'obligation qui leur a été faite d'obtenir des autorisations était une "question de droit".

Les autorités ghanéennes ont, en effet, récemment introduit une nouvelle législation exigeant des investisseurs étrangers qu'ils se conforment à certaines conditions pour pouvoir faire des affaires au Ghana.

Ils doivent notamment obtenir des permis et autorisations de travail, mais aussi un niveau minimum d'engagement en matière d'investissement se chiffrant à plusieurs milliers de dollars.

"Si nous prenons les commerçants nigérians qui se plaignent du fait qu'ils sont obligés de se procurer des autorisations et autres, c'est la loi qui est appliquée au Ghana".

"Cette loi prévoit que les étrangers faisant du commerce doivent disposer d'un niveau d'investissement minimum pour être en mesure de faire du commerce. S'ils n'y arrivent pas, alors la loi leur dit non".

"Bien entendu, je sais que nous sommes entrés dans l'ère de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), dans l'idéal, les Africains de l'Ouest doivent être en mesure d'aller partout, de s'installer et de faire du commerce sans que rien ne leur soit exigé. Malheureusement la CEDEAO n'a pas encore suffisament atteint le niveau qui le permettrait", a-t-il conclu.


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