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Lundi 13 Octobre 2008
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| 5-05-2008 : Le chef de l'Etat sénégalais demande la suppression de la FAO |
| par : PANA
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Le chef de l'Etat sénégalais, Me Abdoulaye Wade, s'est livré dimanche soir à un vibrant réquisitoire contre l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), appelant au transfert de la direction de l'agence en Afrique, voire sa suppression, et le transfert de son actif au Fonds international pour le développement agricole (FIDA).
Le président Abdoulaye Wade dénonçait ainsi pour la deuxième fois en moins de deux semaines, les méthodes d'intervention de la FAO.
A une première attaque du chef de l'Etat sénégalais, récriminant notamment une certaine pratique de l'agence qui consiste à "prélever 20% sur les aides", le directeur général de la FAO, le Sénégalais Jacques Diouf avait rétorqué au président Wade "qu'il n'avait pas à sa disposition les meilleurs chiffres".
"La suppression de la FAO et son remplacement par le FIDA, pourrait permettre à ce dernier de devenir un Fonds mondial d'assistance à l'agriculture qui aura son siège en Afrique où la crise alimentaire sévit le plus", a soutenu le président Wade lors d'une déclaration sur la crise alimentaire mondiale et la hausse des prix des denrées de première nécessité.
Pour justifier sa position, il a avancé que la FAO doit être mise an cause avec d'autres organisations internationales comme Oxfam, le PAM (Programme alimentaire mondial) ou le FIDA qui sont devenues, à l'en croire, "des gouffres d'argent qui ne sont pas à mesure de traiter les opérations efficaces sur le terrain".
Le chef de l'Etat sénégalais a aussi précisé que le crédit doit être supprimé en Afrique au profit de l'aide à l'autosuffisance par l'assistance technique.
"Saisissons l'opportunité du prochain hivernage pour aller à l'action et exigeons à la Banque mondiale une politique d'assistance dans la dignité et le respect dans laquelle on ne demandera que le contrôle des opérations de transfert qui ne doivent pas passer par les ONG qui sont d'une honnêteté douteuse et dont l'objet est visiblement dépassé", a conclu Me Wade.
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