Le reprofilage du tourisme mondial a été le thème d’un colloque organisé par l’Ecole International de Commerce et Gestion et l’école internationale « Vatel », le vendredi 14 mars 2008, à Tunis. Plusieurs professionnels et responsables du domaine, ainsi que des professeurs et des étudiants y ont participé. Plusieurs thèmes ont été débattus, tels que le reprofilage des produits touristiques, la redéfinition des canaux de distribution et la géopolitique du tourisme mondial. Alain Sebban, président d’Eurhodip (Association pour la délivrance des diplômés européens d’hôtellerie), a souligné dans ce sens que «il devenait urgent de trouver une réelle adéquation entre les besoins du marché et les formations existantes» dans le but d’élever la qualité des ressources humaines et par conséquent améliorer la productivité des activités touristiques. L’ancien ministre de tourisme, Ahmed Smaoui, a enrichie, de sa part, la rencontre par l’exposition des nouvelles tendances touristiques à l’échelle mondiale, mettant en exergue les axes à améliorer en matière de stratégie et d’orientation touristique en Tunisie. Selon lui, les perspectives de développement sont nombreuses malgré la concurrence occidentale et européenne. Le tourisme mondial compte, en 2007, plus de 900 millions d’arrivées internationales. Le tourisme représente plus de 8% du PIB mondial et quelque 200 millions d’emplois directs. Cependant 50% environ des recettes des pays d’accueil du Sud restent ou retournent vers les pays du Nord : frais d’agence, assurances, la moitié des frais de transport sinon plus, retour sur investissement des chaînes hôtelières, diverses consommations, formation, etc. C’est à partir de ces données que Jean Michel Hoerner, président de l’Association Mondiale pour la Formation Hôtelière et Touristique, a souligné l’importance de laisser la place aux cadres et responsables tunisiens, au niveau de la prise de décision, afin de maximiser les profits nationaux dans le domaine du tourisme. Les participants ont aussi signalé que la Tunisie malgré son fort potentiel en matière de tourisme « s’estime la victime des T-O européens en raison de son hôtellerie bon marché (226 000 lits) dévolue surtout au tourisme balnéaire (80%) ».
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