Le risque que la crise financière et la récession économique dans les pays industrialisés freine une croissance économique prometteuse dans les pays en développement devrait être au coeur des débats de la réunion de la 12ème Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), en avril prochain à Accra, au Ghana.
La CNUCED XII, qui se tiendra du 20 au 25 avril, a pour thème principal, "Saisir les opportunités et résoudre les défis de la mondialisation pour le développement".
Près de 4.000 représentants des 193 Etats membres de la CNUCED, dont plusieurs chefs d'Etat et représentants d'organisations internationales, d'organisations non gouvernementales, des entreprises et des universités sont attendus à la rencontre.
Un communiqué de la CNUCED reçu à Accra jeudi indique que lors de cette conférence, les membres des gouvernements vont négocier et adopter un texte évaluant le climat international pour le développement économique et la définition du programme de travail de la CNUCED pour les quatre prochaines années.
"Les pays membres ont entamé le processus de préparation du texte de la CNUCED XII en novembre, et d'autres négociations intenses sont prévues à Accra", souligne-t-il.
Les réunions ministérielles quadriennales de la CNUCED ont commencé quand l'organisation a été créée en 1964.
Supachai Panitchpakdi, le Secrétaire Général de la CNUCED, a déclaré: "Le mandat de la CNUCED est plus important que jamais dans le contexte actuel de renforcement de l'interdépendance".
Le communiqué estime que cette conférence se tient à un moment où les incertitudes au niveau mondial menacent le plus la croissance économique la plus prometteuses des pays en développement ces trente dernières années.
Au cours des cinq dernières années, les pays en développement ont enregistré une croissance économique moyenne de 5% ou plus et le paysage international est marqué par l'émergence de poids lourds économiques en dehors de l'occident industrialisés, comme la Chine, l'Inde et le Brésil.
Le communiqué souligne que les perspectives économiques mondiales ont un impact certain sur la dynamique nécessaire à ces nations et aux pays en développement avec lesquels elles ont de plus en plus d'échanges pour les rendre moins vulnérables à la récession en Amérique du Nord et en Europe occidentale.
"Un problème lié à cette situation qui sera examiné à Accra est le paradoxe apparent qui veut que malgré une forte croissance en Asie, en Amérique Latine et en Afrique, la réduction de la pauvreté n'est que très limitée, particulièrement dans les 49 pays les moins avancés du monde (PMA).
D'après le communiqué un débat au plus haut niveau sera consacré le 21 avril à l'Afrique où la plupart des PMA sont situés.
Cette discussion sera présidée par le Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-moon et le secrétaire général Supachai Panitchpakdi de la CNUCED en sera le modérateur. Elle reflètera l'importance accordée au fait de s'assurer que les pays africains tirent plus d'avantages de la mondialisation.
Les principales préoccupations étant l'incapacité de nombreux pays africains à créer suffisamment d'emplois, particulièrement des emplois bien payés et productifs, et une dépendance persistante à l'agriculture et aux industries extractives.
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