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Mercredi 07 Janvier 2009
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| 27-02-2008 : L'UEMOA veut renforcer ses mécanismes de sanction |
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Le Commissaire chargé des politiques économiques et de la fiscalité de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), El Hadji Abdou Sakho, a estimé mercredi à Dakar, que l'organisation sous-régionale devrait renforcer ses sanctions en matière surveillance multilatérale prévue dans le cadre de sa politique de convergence économique.
"Nous avons essayé de comprendre non pas la lettre, mais l'esprit des instructions du Conseil des ministres à réfléchir aux meilleurs moyens d'aider à l'application effective des pactes, à accélérer le rythme de convergence des Etats et parmi ces moyens il y a les sanctions", a-t-il déclaré.
S'exprimant au cours d'une réunion des Comités nationaux de politiques économiques (CNPE) de l'UEMOA, il affirmé que les sanctions découlent d'un choix fait, en 1999, d'une surveillance par les règles adoptées par les Etats membres de l'UEMOA.
Il a indiqué que la pertinence de sanctions financières pourrait se poser en rapport avec la situation économique très difficile des finances publiques des Etats membres.
"Il y a place à réfléchir à des mécanismes alternatifs qui pourraient aider à l'encrage des réformes, des sortes de mécanismes d'engagement qui pourraient conforter le respect des critères de convergence", a déclaré M. Sakho.
Il a rappelé que, lors de sa réunion en septembre dernier à Bissau, en Guinée-Bissau, le Conseil des ministres de l'UEMOA avait demandé à la commission de réfléchir à une panoplie de sanctions destinées au renforcement de la surveillance multilatérale.
"Il y a des Etats qui respectent les critères de convergence et d'autres, pour des raisons de stabilité socioéconomique, ont des difficultés à respecter les règles", a affirmé M. Sakho.
Le Pacte de convergence de stabilité, de croissance et de solidarité vise à renforcer l'intégration économique sous-régionale.
Il comprend une étape au cours de laquelle les Etats membres mettent en œuvre des programmes de stabilité, de convergence et de solidarité et une étape finale appelée Phase de stabilité.
Cette Phase de stabilité est atteinte lorsqu'au moins quatre des huit Etats membres remplissent les critères de convergence et qu'ils contribuent à la formation du Produit intérieur brut (PIB) de l'Union à hauteur de 65 pour cent.
Pour y arriver, l'UEMOA a préconisé des critères de convergence parmi lesquels, la maîtrise du taux d'inflation, la réduction du déficit budgétaire de base et l'encours de la dette qui doit être contenu dans une norme inférieure à 70 pour cent rapporté au PIB de l'Union.
Créée le 10 janvier 1994 à Dakar à la veille de la dévaluation du franc CFA, l'UEAMO regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Ces pays ont en commun l'usage du franc CFA et une banque centrale commune, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont le siège est à Dakar, au Sénégal.
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