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Samedi 20 Mars 2010

2-01-2008 : Tunisie : Doit-on tirer sur la SMT ?
A.M.

Créée en 1989 par les banques tunisiennes, Monétique Tunisie est une société de droit privé tunisien, spécialisée dans la conception, l’intégration, l’exploitation et l’infogérance de solutions monétiques. Plus de 18 années d'expérience en conseil, intégration et exploitation de solutions monétiques. En plus d’une occasion, cette entreprise de droit privé et au capital interbancaire, a dû pourtant essuyer les critiques et les attaques, pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’utilisation de la monétique en Tunisie, défaillances de DAB et mauvais fonctionnement du commerce électronique compris !

A-t-on raison de le faire et pourquoi tire-t-on sur cet expert local de la transaction monétique sécurisée, qui n’a pourtant cessé de s’affirmer comme un leader du secteur NTIC en Tunisie, au Maghreb (Algérie, Libye) et en Afrique (Mauritanie, Rwanda), démontrant une fiabilité remarquable dans l’exploitation de flux transactionnels en croissance régulière. En 2006 à titre d’exemple, le nombre de transactions « cartes » en Tunisie gérées par Monétique Tunisie a dépassé les vingt millions soit un volume de chiffre d’affaires évalué à 2038,49 millions de DT !

Une logique d’offline qui prévaut actuellement !

Au départ, il faut remarquer que la SMT, qui gagne de l’argent lui permettant d’assurer sa pérennité, a entre autre comme mission essentielle la simple validation des demandes de transactions faites par le biais des cartes bancaires. Une mission de switcher national, entre les détenteurs de cartes et les banques de la place. Disons le donc clairement, toute défaillance, en dehors de cette fonction et cette logique de switcher, devient de l’unique responsabilité des banques, que ce soit pour un simple retrait d’un DAB ou pour une opération de transaction effectuée auprès d’un marchand quelconque, grande surface, hôtelier ou autre ! Pour pouvoir l’affirmer ainsi, il faut savoir que maintenant, pour un détenteur de carte bancaire, de retrait ou de paiement, la majorité des réponses que fait la SMT aux différentes demandes de transactions, se font en offline ou techniquement parlant par délégation, et non en temps réel ou débit immédiat ! La SMT répond en effet sur simples profils clients ou cartes, établis par les banques, transmis électroniquement à la SMT pour des fins de validation et mis à jour par ces banques, toujours en offline. Cette méthode de travail des banques, instituant des plafonds d’autorisation, de paiements ou de retrait, généralement par semaine, est faite pour sécuriser seulement les banques et leur donner la garantie que le porteur de carte, ne puisse payer ou retirer de l’argent que dans la limite de ce plafond. Une politique de gestion de risque qui reste discutable. Il peut se trouver en effet que le détenteur de la carte ait de l’argent dans son compte et ne puisse pourtant pas payer ou retirer au-delà de ce plafond, par la simple faute du travail offline de la banque qui ne peut se rendre compte et traiter la transaction que lorsque l’information lui est transmise en retour par le serveur de la SMT. En vouloir dans ce cas à la SMT, serait passer à côté de la réalité des choses ! En vouloir aux banques, serait plus juste !

Où sont les serveurs Host des banques ?

Cependant, dans la logique d’un commerce électronique, telle que veille à développer la banque centrale en droite ligne avec les directives du gouvernement de la Tunisie dont le Chef d’Etat a consacré plus d’un discours et plus d’un Conseil ministériel et de ministres pour mettre en place les structures d’un commerce électronique à flux tendu qui minimise surtout le risque de non ou de sur-paiement, il est important, sinon urgent que les banques tunisiennes passent à une logique de transactions et d’autorisation en ligne ou en temps réel. Pour le moment au moins, elles ne le peuvent point ! Pour l’instant, il n’y a que la Biat, l’UBCI, la BH et l’Office de la Poste qui travaillent en real time. Les banques tunisiennes ne disposent, tout au moins la majorité, en effet pas de serveurs d’autorisation online ou serveurs Host ! Certaines ont acheté des solutions d’une entreprise marocaine qui ne fonctionnent, soit pas correctement, soit pas du tout, et certaines ont entamé d’autres écritures avec d’autres SSII ! Combien même travaillerait-elle sur son serveur «Base 24», la SMT ne saurait être prise pour directement responsable des aléas des transactions électroniques qui connaîtraient des déboires ou même qui verraient des DAB tomber en panne ou des TPE refuser une transaction dans un compte qu’on sait pourtant créditeur !

Doit-on ou pas aider la SMT ?

A cette même SMT, les autorités, commerciales et financières, ont adjoint la mission d’être la plateforme, si ce n’est nationale tout au moins la première, du commerce électronique en Tunisie, celui qui n’est pas uniquement fait paiement par cartes, mais celui surtout qui doit se faire via Internet. C’est pour cela que la SMT se prépare à l’ère du commerce électronique virtuel. Elle s’y prépare, activement depuis peu, avec l’aide de SSII tunisienne et par le recours à un savoir faire proprement tunisien, pour la mise en place d’une plateforme qui devrait remettre à niveau son actuelle plateforme de transactions via Internet, qui a démontré certaines limites parfois techniques. Une remise à niveau qui devrait aussi lui permettre de répondre à un potentiel flux croissant de transactions et de profiter des dernières nouveautés technologiques.

Cette remise à niveau de l’actuel SPS, devrait certes faire de la SMT l’acteur incontournable du commerce électronique virtuel en Tunisie. Elle devrait pourtant lui permettre de donner réponse satisfaisante à ce qui lui est demandé, en tant qu’outil de cette nouvelle activité hautement lucrative et d’avenir pour ces mêmes banques qui sont dans son capital ! Devrait-on, pour cela l’aider, ou tenter de la mettre en veille sous prétexte, comme le disent certaines voix d’un certain secteur privé, qu’on est dans une conjoncture de concurrence et d’ouverture au secteur privé ? Ne devrait-on pas, au contraire, la renforcer et mieux la préparer à cette concurrence (même si elle est actuellement entre banques tunisiennes d’abord), qui viendra de toutes les façons ? Ne devrait-on pas donner maintenant à la SMT les moyens, humains, financiers et de gestion, d’être le fournisseur de solutions et surtout l’exportateurs de know-how tunisien qu’elle a su être en prenant des marchés sur les pays maghrébins et d’Afrique !



Réaction(s) à l'article de la part de :

Radouan Cherif  
KHAIRI C.  
Sami Tounsi  
L. Abdallah  

 

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