Dans quelques jours la Tunisie ouvrira ses portes au libre échange des produits industriels avec l’Union Européenne. La Tunisie a déployé d’énormes efforts pour réussir cette étape transitoire de l’économie du pays en misant sur le développement durable de l’économie tunisienne par la promotion de l’exportation. En effet, le Fonds d’Accès aux Marchés d’Exportation, FAMEX, un projet leader dans la région MENA, est un mécanisme constructif qui a permis de hisser le niveau de compétitivité de la Tunisie à l’échelle internationale. Aujourd’hui le FAMEX dépasse le chiffre symbolique de 1000 entreprises bénéficiaires du soutien de son programme.
Vu le succès remporté par ce fonds auprès des entreprises tunisiennes, le FAMEX jouit d’une attention particulière de la Banque Mondiale qui en assure le financement et entend le reproduire dans d’autres pays. Dans ce cadre, la Banque Mondiale a accordé, le 18 Décembre 2007, un prêt de 4.5 millions d’euros au FAMEX II afin de poursuivre la réalisation du programme et de satisfaire la demande additionnelle (300 entreprises bénéficiaires en plus des 500 de l’objectif initial).
Le FAMEX II s’est fixé l’objectif d’aider 500 entreprises à l’exportation, de soutenir 40 associations intervenant dans le domaine de l’exportation et de développer un réseau local de consultants spécialisés en promotion des exportations.
Selon le rapport d’activité du FAMEX II présenté le 25 Décembre 2007, Le fonds bénéficie actuellement à 624 entreprises à l’exportation, réalisant ainsi 125% de l’objectif initial. 427 entreprises travaillent pour le marché local (68%) contre 197 entreprises totalement exportatrices (32%), et 400 entreprises (64%) bénéficient du programme pour la première fois alors que 224 entreprises (36%) ont déjà bénéficié du FAMEX I. En termes d’objectifs stratégiques atteints par FAMEX II, on trouve 188 plans d’exportation (30%) émanent de nouveaux exportateurs, 321 plans (51%) d’exportation ciblent de nouveaux marchés, et 115 plans (19%) s’intéressent à de nouvelles activités (passage de la sous-traitance à la co-traitance ou au produit fini, implantation à l’étranger, …).
Pour ce qui est des premiers impacts en matière d’exportations additionnelles en valeur et selon les pays cibles, les évaluations réalisées parmi les 434 ayant finalisé leurs plans d’exportation montrent des exportations additionnelles de 76 MD sur 30 pays dont notamment des marchés non traditionnels comme le Soudan (7.6 MD), l’Espagne (4.1 MD), le Sénégal (3.1 MD), le Mali (2.4 MD), la Mauritanie (1.6 MD), le Togo (1.6 MD).
Concernant l’implantation à l’étranger, les entreprises « Famexées » ont réussi à toucher plus de 10 pays (Algérie : 17 entreprises, France : 8 entreprises, Libye : 7 entreprises, Maroc : 3 entreprises, Allemagne : 2 entreprises, Soudan : 2 entreprises, Burkina Faso : 2 entreprises) et représentant une quarantaine d’implantations.
Conformément aux objectifs fixés, le FAMEX a parvenu à l’installation d’un noyau d’une vingtaine de conseillers performants en matière de développement des exportations qui constitue, selon le FAMEX, le pilier principal de la pérennisation des résultats du Fonds. Ce premier noyau sera enrichi par une seconde équipe comprenant 12 à 15 conseillers en exportation afin de palier au manque de savoir faire en matière de promotion des exportations.
Par ailleurs, le FAMEX II n’a réussi qu’à encadrer Vingt et un consortia et associations professionnelles (8 consortia et 13 associations) soit 52% uniquement de son objectif initial. Encore plus Cinq consortia et cinq associations seulement ont finalisé la réalisation de leurs plans d’exportation. Selon le rapport de FAMEX, « la plupart de ces associations souffrent d’une faiblesse chronique de moyens humains et financiers et d’un manque de savoir faire en matière de promotion des exportations ».
En outre, le rapport d’activité du FAMEX a dénombré les facteurs négatifs ayant affecté la réalisation du programme FAMEX I tels que les coûts logistiques élevés, le faible accès aux services des technologies de l’information et de la communication, le accès limité aux crédits, les capacités limitées des petites entreprises et des nouveaux exportateurs (qui ont nécessité des ajustements fréquents des plans d’exportation et des budgets), et les délais de réalisation des plans d’exportation plus longs que prévus.