La Secrétaire d’Etat à l’informatique et au logiciel libre, quittera probablement le gouvernent et cela suite à son élection à la tête de l'Organisation Arabe des Technologies de la Communication et de l'Information. La Tunisie a été en effet élue à l'unanimité, en la personne de Mme Khadija Ghariani, secrétaire générale de l’AITO, au cours de la réunion extraordinaire de cette organisation qui s'est tenue dernièrement à Hammamet Sud. L'élection du secrétaire général de cette organisation relevant de la Ligue des Etats Arabes s'inscrit dans le cadre du parachèvement des différentes étapes de la création de cette organisation dont le siège est à Tunis. Les activités de cette organisation avaient démarré depuis deux ans dans le cadre d'un conseil d'administration et d'une assemblée générale qui ont préparé la réunion extraordinaire.
Dans son Blog, Taoufik Hbaieb, affirme que «les symboles sont multiples. l’AITO est la première organisation de la Ligue des Etats Arabes qui intègre en son sein les représentants du secteur privé. A l’instar de l’UIT, elle s’ouvre à tous les acteurs des TIC et entend jouer un rôle catalyseur non seulement dans la région, mais aussi à l’interrégional. L’accueil de son siège par la Tunisie, à l’instar de l’Alecso, la BAD, et autres prestigieuses organisations régionales, lui offre une place de choix et de grandes facilités. Son succès est déjà programmé. Aussi le consensus acquis en faveur de la candidate de la Tunisie, fait d’elle la première dame arabe à diriger une grande institution spécialisée de la Ligue. Un hommage à toutes les femmes arabes, à toutes les spécialistes des Tic et à la Tunisie Numérique.
Ceux qui fréquentent l’IUT et la galaxie des TIC la connaissent déjà bien. Ingénieur Sup’ Telecom Paris, cette matheuse douée a toujours gardé les racines dans la superbe maison familiale de la Kasbah et les traditions vertueuse de la Médina (Adjointe-au-Maire de la Capitale), et l’esprit, dans le génie des télécoms. Jeune chercheur à paris, elle avait participé à la naissance de la norme GSM en France. Puis, de retour à Tunis, elle a gravi, une à une, les marches de l’excellence, au prix d’un labeur ininterrompu et d’une loyauté indéfectible. Pur produit de la nouvelle génération, elle est nommée successivement à la tête du CERT, puis de l’ATI, avant de présider aux destinées du mastodonte Tunisie Télécom et de diriger par la suite l’ANF. Le tout, parallèlement à un engagement militant, à la municipalité de Tunis et au sein de nombre d’ONG telles que l'Association des Ingénieurs Sup’ Telecom, celles de "Femmes & TIC", et en faveur de l’emploi des handicapés. Avec l’appui des états membres et de l’industrie, il lui appartient d’accomplir la lourde et noble charge de convertir les bonnes intentions en grandes réalisations. La tâche est certes ardue, mais nullement impossible. Longue vie à l’AITO».
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