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Vendredi 03 Juillet 2009
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| 5-11-2007 : Tunisie : Les 14 obstacles à l’investissement, selon WEF ! |
| A.M.
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Le rapport 2008 du World Economic Forum, vient de sortir. L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) vient d’organiser une conférence, pour en présenter les principales conclusions. L’amélioration de la position tunisienne dans ce rapport, bien qu’elle ne coïncide pas toujours avec le classement du Doing Business de la Banque Mondiale que l’IACE et pas seulement elle, ne soit pas toujours d’accord sur ses conclusions et ses méthodes de travail, ne fait aucun doute et vient s’ajouter aux «bonnes notes» que la Tunisie engrange en tant que place d’investissement et d’affaire.
Il y'a cependant certains ratios sur lesquels, ces deux rapports s’accordent malgré leurs différences. Il s’agit principalement, bien qu’ils ne soient pas regroupés dans un seul tableau comme chez le rapport du WEF, des principaux obstacles pour l’investissement en Tunisie et que, si on accepte les autres conclusions du WEF, la Tunisie se doit d’étudier et d’y trouver les remèdes.
En première position de ces obstacles, selon le WEF, il y a bien sûr les taux des taxes et impôts jugés élevés et que 14,8 des interviewés ont placés en première place, juste devant la réglementation des taxes.. vient en troisième position, l’inefficience de la bureaucratie et les lourdeurs administratives que personne ne peut nier et qui constituent encore un handicap. Viennent en 6ème, la 7ème et la 8ème position, les affaires sociales et les questions relatives aux conditions de travail. Le WEF pointe ainsi du doigt, la «faible éthique des forces de travail» en Tunisie, l’inadéquation entre éducation et travail ou la fameuse inadéquation, par le patronat tunisien même différentes fois décriée, entre formation et besoins des entreprises et la législation, que les investisseurs trouvent trop restrictive, du droit du travail. Lorsqu’on sait que le travail de nuit pour certaines activités pose encore problème, on se pose encore des questions.
2ème sur … pays pour le gaspillage des dépenses publiques !
On ne manquera pas, au contraire, de mettre en évidence d’autres bonnes notations, très importantes et indicatives d’une bonne gouvernance de l’Etat tunisien, que le WEF a signalé. La Tunisie est ainsi classée à la seconde place…sur 131 pays en matière de gaspillage dans les dépenses publiques. Elle est aussi classée 13e, toujours sur 131 pays et économies concurrentes, en matière de Transparence de la prise de décisions gouvernementales et seulement 11ème en matière de favoritisme dans les décisions du gouvernement !
Ces notes traduisent quand même et qu’on le veuille ou non, de l’avis du World Economic Forum, une bible des investisseurs étrangers et des institutions économiques et financières internationales, un environnement propice aux affaires. Certes les taxes représentent encore un frein à l’investissement étranger, dans une conjoncture internationale où délocalisée, et chercheurs d’opportunités d’affaires chez les multinationales et les transnationales, cherchent en premier lieu à minimiser leurs charges fiscales. Certes la question du travail, des conditions du travail, dans un pays qui se doit encore de mesurer le rythme de ses pas en matière de libéralisation économique et de tenir compte des impacts sociaux pour pouvoir pérenniser la stabilité économique et sociale, si importante à l’investisseur. Il est tout aussi vrai, de l’attestation même du WEF, que l’Etat gère bien ses deniers publics. Il n’empêche que les pouvoirs publics tunisiens ont encore du pain sur la planche en matière de réformes ! Télécharger le rapport (PDF)
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