Le ministère de technologie de l’information et de l’économie numérique et la société Sofrecom ont signé une convention dans le cadre du programme de la Tunisie Intelligente (Smart Tunisia), permettant le recrutement de 400 ingénieurs. Le ministre Noomene Fehri annonce que ce programme permettra de créer 80 mille emplois dans le secteur de l’économie numérique sur les 4 prochaines années.
Cette signature marque la volonté de Sofrecom, filiale de groupe Orange, spécialisée dans le conseil et l’ingénierie télécom, de renforcer ses activités en Tunisie, tout en contribuant au développement de l’emploi dans le domaine des TICs.
400 ingénieurs recrutés à l’horizon 2018
Cette initiative est fortement appréciée par le département des Technologies de la Communication et de l’Economie numérique par la voix de son premier responsable, Nooman Fehri qui a précisé qu’il s’agit d’un bon départ de nature à encourager l’investissement dans le secteur de l’économie numérique.
« C’est une politique réelle et déterminante de la part de Sofrecom, qui vise à développer ce secteur promoteur, à travers le recrutement de 240 ingénieurs d’ici fin 2017, avec 80 recrutements annuels. Cette initiative concorde avec les priorités de la Tunisie, qui mettra son prochain plan de développement sous le signe de « l’économie numérique », a encore ajouté le ministre, soulignant la nécessité de généraliser la culture numérique pour gagner ce challenge qui est engagé à un moment exceptionnel où le pays mise sur ces créneaux porteurs qui tireront l’économie vers le haut.
Des avantages financiers …
Smart Tunisia sera consolidé à travers l’octroi des primes aux entreprises ciblées, a assuré de sa part Zied Laadhari, ministre de la formation professionnelle et de l’emploi. « Des avantages financiers importants seront accordés aux sociétés concernées afin d’investir dans la formation des jeunes », a dit le ministre à « Africanmanager », précisant que « l’objectif est d’orienter les diplômés dans les spécialités qui connaissent des difficultés d’intégration vers des secteurs promoteurs comme les TICs, l’économie verte et l’économie de solidarité ».
Le ministre a, dans ce cadre, assuré qu’un appui sera donné aux entreprises intéressées pour qu’elles jouent pleinement leur rôle. D’ailleurs, des contrats ont été signés entre ces sociétés et le département de l’emploi et de la formation professionnelle pour réaliser cet objectif. « Cette démarche est importante puisqu’elle permet d’évaluer l’apport de ces entreprises et d’assurer au mieux leur contribution dans le développement du pays»
A cet égard, le ministère de la formation professionnelle et de l’emploi, à travers le Fond National de l’Emploi, a mis, annuellement 5000 dinars, à la disposition de chaque entreprise, montant qui sera dédié à la formation et une prime de 700 dt pour chaque candidat recruté dans ce cadre.
La Tunisie fleuron de l’activité off-shore
De son coté, Jacques Moulin, directeur général de Sofrecom s’est dit optimiste de cette première initiative qui va faciliter le recrutement et le développement. « La Tunisie va être un fleuron en matière d’activité off-shore et plus largement dans les activités d’intégration », a précisé le responsable, estimant qu’à partir de la Tunisie, un centre de référence et de service va être créé dans les domaines touchant l’ensemble des clients, plus précisément les clients francophones.
« C’est réalisable », a de son coté indiqué Haykel Hmidi, directeur commercial de Sofrecom, la plus jeune filiale du Groupe inaugurée en 2012.
Ce responsable nous a indiqué que « Smart Tunisia va inciter les entreprises étrangères à s’implanter dans le site tunisien pour créer de l’emploi. C’est un partenariat win-win entre les sociétés étrangères actives dans le secteur des TICs, et la Tunisie qui est dotée de compétences de haut niveau. Ces sociétés bénéficieront en fait d’avantages fiscaux, de formation payante et autres opportunités logistiques avec l’engagement de recruter au minimum de 240 nouveaux ingénieurs d’ici 2017 », souligne-t-il.
Notre interlocuteur a d’autre part déclaré : « On est en train de se pencher sur d’autres projets qui seront le levier de la relance économique de la Tunisie : des projets e-gov, e-santé, e-éducation et e-administration ».
Avec cet engagement, Sofrecom sera parmi les grandes, on sera dans le Top 10 des employeurs au niveau d’off shoring, soutient-il.
Wiem Thebti








