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29-05-2012-20:12 : Tunisie: L'usine ''SOTACIB-Feriana'' sur le point d’arrêter sa production pour cause de blocage
AfricanManager

Le personnel de l'usine de production de ciment blanc, ''SOTACIB'' (Société Tuniso- Andalouse de Ciment Blanc) de Fériana (Gouvernorat de Kasserine) a organisé, mardi, une marche jusqu'au district de la Garde Nationale à Fériana, revendiquant l'intervention des forces de sécurité pour mettre fin au sit-in observé, depuis presque un mois, par 53 employés temporaires, accompagnés parfois de leurs familles, devant l'usine bloquant l'accès du personnel à l'unité et interdisant les camions de transport de ciment, destiné à la vente, d'y entrer ou de sortir.

"L'usine est menacée d'arrêter sa production, si les autorités n'interviennent pas, le plus vite possible, pour lever ce blocage" a déclaré à la TAP, Abderrahman Mabrouk, Directeur Central des Ressources Humaines et des Affaires Juridiques de la SOTACIB, précisant que ces employés revendiquent leur intégration "malgré des accords conclus auparavant avec la direction générale à ce sujet".

Il a précisé que ces employés continuent de bloquer les camions de transport du ciment blanc, fourni aux carreleurs et exporté vers les pays voisins (Libye et Algérie), "ce qui a causé des pertes à l'usine d'environ 16 millions de dinars en 2011 et de près de 2 millions de dinars en 2012".

Ce problème, qui persiste depuis le 9 mai 2012, a aussi engendré, à partir du 12 mai de l'année en cours, un chômage technique au personnel de l'usine, qui emploie 346 personnes (agents et cadres), a encore indiqué le responsable.

Les protestataires ont tenté à plusieurs reprises d'entrer dans la salle de commande et de fermer totalement l'entreprise, "ce qui représente une véritable menace et un danger réel pour les employés de l'usine et leurs familles, ainsi que la région et l'économie nationale en général, étant donné que l'unité va perdre des recettes de vente de ciment estimées à 300 mille dinars par jour", a ajouté le Directeur Central des Ressources Humaines et des Affaires Juridiques de la SOTACIB.

D'après lui, ces employés temporaires ont bénéficié, en vertu d'un accord après la révolution, d'une augmentation salariale de 25 dinars et ont été priés, en contre partie, d'arrêter leurs pratiques (blocage de l'accès, agressions verbales..), qui nuisent au personnel de l'usine et qui ont mené l'unité à intenter des procès contre 33 parmi eux.

L'ensemble du personnel de l'usine a déployé, d'après l'un de ses cadres, des efforts pour régler la situation en faisant recours aux autorités locales, régionales et même nationales mais sans résultats concrets.





 

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