RECHERCHE

| Mercredi 19 Juin 2013

Rejoignez nous sur Face-Book  

 
 
 
5-03-2012 : Tunisie : Ennahdha veut la «Chariâ», même si elle l’appelle sous un autre nom.
AfricanManager

La dernière version du journal «Al Fajr», organe  du parti islamiste tunisien Ennahdha, a publié le document présenté, mardi 28 février 2012, à la Constituante par le groupe Ennahdha au sein de l’Assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution pour la Tunisie de l’après Ben Ali.

A la lecture de ce document, on se rend compte que le parti au pouvoir n’en démord pas encore de sa farouche volonté d’installer en Tunisie un régime islamiste et un Etat où la Chariâ sera la source principale de toute loi et de tout règlement. Dans ce document articulé autour de 5 axes, on ne retiendra que les plus significatifs et intéressants dans la stratégie que suit Ennahdha pour imposer la Chariâ.

-          Pas de séparation Etat/Religion.

A la lecture de ce document, par ailleurs, confirmé par les dernières déclarations de Rached Ghannouchi lors d’un  Forum public, il est impossible de passer à côté de cette obstination de ne pas séparer l’Etat de la Religion.

«L’Islam n’a jamais connu, ni dans ses textes ni dans son histoire, de séparation entre la religion et la politique ou entre le temporel et le spirituel. La politique est un catalyseur qui est promu au rang de culte. La religion ne peut être une affaire personnelle, mais une affaire publique et une façon de vivre. La séparation entre la religion et l’Etat contredit le message de l’Islam et tout appel à leur séparation est une atteinte à la pensée islamique». Ainsi parlait Ennahdha dans son document. A plus d’un égard, ce qui est énoncé dans ce document contredit totalement certaines autres déclarations,  volontairement lénifiantes  pour les partenaires économiques essentiellement de la Tunisie et pour ses clients et les investisseurs. La fusion de la religion avec l’Etat contredit ou contredira tout ce qu’Ennahdha pourrait dire sur le respect de la liberté de religion.

Et le même document d’ajouter que «(…) La religion est une méthode totale pour la vie qui touche à la vie des particuliers, des affaires de la famille, de la situation sociale, des fondements de l’Etat et des relations avec le reste du monde». La fusion est ainsi imaginée, par Ennahdha, totale et ne laisse le champ libre à aucune autre explication que celle d’installer un Etat islamique à l’iranienne où le religieux sera l’unique guide de toute la politique et de toute la vie dans le pays.

-          La Chariâ, même sous d’autres noms.

Dans ce document relatant, comme dans le titre de l’article d’El Fajr, la vision d’Ennahdha pour la nouvelle Constitution, Ennahdha évite de parler de la Chariâ. Elle parle de «principes de l’islam». Il en dit cependant qu’il doit être «un système qui doit être reconnu comme un composant civilisationnel de premier ordre, comme une réalité politique et comme pouvoir dans les lois fondamentales de l’Etat et ses lois, comme une présence dans l’éducation, la culture et une nécessité pour le développement économique (…)». Le document évite de parler de Chariâ et évoque «une constitution qui  respecte le référentiel législative ou tachriiste التشريعية المرجعية, de manière  éviter la contradiction entre les principes du Coran et la Sounna du Prophète». Ecrits en langue arabe, les noms et les adjectifs sont différents, comme lorsque le document parle de «référentiel islamique », mais le terme Chariâ en reste le dénominateur commun et le vocable qu’Ennahdha veut éviter de prononcer sans vouloir le faire oublier.

-          Le jeu des votes dans la Constituante finira par adopter l’impensable.

Dans les élections du 23 octobre dernier, Ennahdha avait obtenu 90 sièges dans l'Assemblée Constituante composée de 217 élus. Ce parti est aussi allié avec le «Congrès pour la République» (CPR, gauche nationaliste) qui a 30 sièges (13,82%) et Ettakattol  avec 21 sièges (9,68%). A eux trois, c’est un front de 141 sièges sur 217. Ennahdha est fortement présente aussi dans la commission de rédaction de la prochaine Constitution dont le rapporteur est un Nahdhaoui qui s’était illustré lors du rapport de la commission de la mini-constitution où son parti avait fini par faire passer tout ce qu’il voulait, malgré les plaintes et complaintes du reste de l’opposition.

Nous ne voyons ainsi aucune barrière qui puisse  éviter que la proposition d’Ennahdha pour la prochaine Constitution passe. Quand bien même certains membres de la troïka gouvernante pourraient voter contre le projet de cette Constitution où la Chariâ sera présente d’une manière ou d’une autre et sous une appellation ou une autre, Ennahdha semble avoir déjà réussi à amadouer plusieurs membres d’l Aaridha. Ceux- là finiront par boucler les 2/3 de la démocratie que ne pourra réfuter personne, même pas les parties étrangères qui pourraient, comme la France, essayer de dealer.

On dira, bien sûr, que les Tunisiens sont plus intelligents que tout cela et qu’ils sauront toujours dire non. Croisons les doigts, même si ce n’est pas un geste de musulman !

Khaled Boumiza




Réaction(s) à l'article :
Mansour Lahyani La religion est dans l’État, tout comme le ver est dans le fruit : impossible de l'en extirper ! La bonne et douce Tunisie, véritable havre de paix, dans lequel il faisait bon vivre, chacun à sa façon, est DEFINITIVEMENT enterrée
riadh je suis tunisien je ne suis pas musulman, je ne crois pas en Dieu. toute constitution basé sur une religion qui n est pas la mienne m exclu. je ne peux donc pas la reconnaitre, et la révolution de la liberté m aura approté a moi et a d autre l'exil... bravo.. vous avez donnez raison a tout les racistes qui savaient que ca finirait comme cela. la tunisie m a trahi, je vous crache a la figure
mallouki96 très très très stupide article et analyse.. je crois que tu n'est pas un tunisien et n'as jamais visité la Tunisie..
Ferchichi Yassine ok mais qu'est ce que vous appeler "Charia" d'abord ? êtes vous sûr que ce mot désigne la même chose pour eux et pour vous ?
SAMI comment peut-on avoir le culot de brandir la ménace de la"charià" en la dressant en épouvantail dans un pays qu se targue d'avoir pour réligion l'Islam? n'aurait-il pas été plus judicieux de décortiquer les tenants et aboutissants de cette "charià"pour la démystifier au commun des tunisiens?
ben-amor Khalfallah je ne comprends pas ce monsieur, qui rentre dans nos affaires, qu´il s´occupe de son parti,et ne rentre pas dans les affaires de l´état et nous laisse notre Tunisie a nous de décider de notre avenir. nous sommes des musulmans oui, mais la charia n´est pour nous. de plus qu´il s´occupe de ses affaires ce monsieur et de sa famille. la religion et l´état ne peuvent jamais se coordonner, pour un pays comme la Tunisie et ses Tunisiens libéraux. si demain la charria est dans mon pays, soyez sûr je changerai ma religion.
riadh ben zineb Peu importe, Ennahdha veut ce qu'elle veut, mais les tunisiens sauront redresser la barre lors des prochaines élections et rectifieront le tir et accéderont à leur désir : Paix, stabilité,équité et sécurité gage d'une vraie démocratie, loin de l'actuelle anarchie !
mounir pourquoi cette peur de l'islam qui par définition la soumission au tout puissant allah qui nous a crée et nous donne à manger et à boire et nous guide par sa miséricorde au droit chemin.
mizaanoun En tant que parti le plus réactionnaire dans le monde arabe et musulman, Annahdha n’aspire à rien d’autre qu’au pouvoir. Quant à leur manière d’interpréter le texte religieux ça ne fait que maintenir la misère, l’injustice, le sous-développement et tous les corollaires. Il n’y a qu’à voir ce que fait le parti ou la maison Saoud avec les immenses ressources du pays. Les saoudiens et tous les princes PlayStation du Golfe eux aussi, gouvernent au nom d’une certaine « Chariaa ».

 

Publicité

Tunisiana en bourse avant la fin de l’année 2013

Tunisiana en bourse avant la fin de l’année 2013

Bourse de Tunis : la capitalisation plonge de 38 millions DT

Bourse de Tunis : la capitalisation plonge de 38 millions DT

Tunisie : La situation sécuritaire derrière la chute de la bourse

Tunisie : La situation sécuritaire derrière la chute de la bourse

Tunis : Bientôt le lancement d'un service baptisé « E-Banking »

Tunis : Bientôt le lancement d'un service baptisé « E-Banking »

Tunis-La société Tunis-Re augmente son capital de 75 MD à 100MD

Tunis-La société Tunis-Re augmente son capital de 75 MD à 100MD

Tunis-One Tech Holding en bourse: ouverture des souscriptions ce mardi 16 avril

Tunis-One Tech Holding en bourse: ouverture des souscriptions ce mardi 16 avril

Les nouveautés de Tunisiana

Au mois de juin, TUNISIANA célèbre la communauté digitale et propose un programme riche et des gains ! Première édition du TUNISIANA Facebook Meetup En plus de la remise des prix aux trois finalistes du concours, une série de conférences autour du réseau social est planifiée. La rencontre se tiendra ...

Orange Tunisie lance la Flybox Pro, la solution professionnelle « tout en un »

Avec Orange Tunisie, le client professionnel peut désormais bénéficier d’une solution unique, simple et au meilleur prix, la Flybox Pro. Avec cette innovation, Orange souhaite répondre aux besoins des petites structures jusqu’à 5 employés mais aussi des 

Tunis : Lancement de Scoop Online

Le site marchand www.scoop-online.com.tn vient d’être lancé, offrant une gamme des derniers produits High-Tech comme : PC portables

Orange Tunisie lance Domino E5331, modem de poche 3G

Avec le nouveau né, le Domino E5331, Orange confirme encore une fois sa volonté d’offrir le plus large choix de terminaux pour permettre à tous ses clients d’accéder au réseau

Tunisiana et Orange montent en ligne

Tunisiana et Orange Tunisie ont signé, jeudi 16 mai 2013, un contrat de partenariat avec Interoute, propriétaire de la plus grande plateforme de services Cloud en Europe

Tunis- Contrat de partenariat avec Interoute entre Tunisiana et Orange Tunisie

Tunisiana et Orange Tunisie annoncent la signature demain d’un contrat de partenariat avec Interoute, propriétaire de la plus grande plateforme de services Cloud en Europe

Document sans nom