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27-01-2012-11:55 : Deux hauts responsables du gouvernement kenyan démissionnent après leur inculpation par la CPI
PANA

Uhuru Kenyatta et Francis Muthaura, deux des quatre hauts responsables kenyans inculpés par la Cour pénale internationale (CPI) pour avoir commis des crimes contre l'humanité durant les violences post-électorales de 2008, ont démissionné.

M. Kenyatta, fils du premier président kenyan, feu Mzee Jomo Kenyatta, et l'ambassadeur Muthaura, le directeur de la Fonction publique et secrétaire du gouvernement, ont démissionné mercredi.

Un communiqué du Service de presse présidentiel indique que le président Mwai Kibaki a accepté la démission de M. Kenyatta.

"Le président a accepté la décision de M. Kenyatta de démissionner de son poste de ministre des Finances. Cependant, il conservera son poste de vice-Premier ministre conformément à la constitution", indique le communiqué.

Francis Kimemia, secrétaire général à la Sécurité intérieure, a été nommé directeur intérimaire de la Fonction publique et secrétaire du gouvernement, tandis que le ministre de l'Urbanisme Njeru Githae va cumuler ses fonctions avec celles de ministre des Finances.

Selon l'Accord national, qui a établi la Grande Coalition du Kenya après les violences post-électorales de 2008 dans lesquelles 1300 personnes ont été tuées et 350.000 autres déplacées, le poste de vice-Premier ministre ne peut être vacant que "si celui qui l'occupe décède, démissionne ou cesse d'être membre de l'Assemblée nationale".

L'accord ajoute que le "vice-Premier ministre peut également être destitué si les deux tiers de la majorité des députés passent un vote de défiance contre lui ou si la coalition est dissoute".

M. Kibaki a également désigné Mutea Iringo pour occuper le poste de secrétaire général à l'Administration provinciale et la Sécurité intérieure, pour remplacer M. Kimemia.

En plus de MM. Kenyatta et Muthaura, la Chambre préliminaire de la CPI a également confirmé les charges de crimes contre l'humanité contre l'ex-ministre de l'Education William Ruto et le présentateur de radio, Joshua Sang.

En tout, six suspects dans le cadre des violences post-électorales au Kenya assistaient aux audiences de confirmation de la CPI, mais lundi, la juridiction a confirmé les charges contre MM. Kenyatta, Muthaura, Sang et Ruto et "libéré" l'ex-commissaire de police (et actuel directeur général de la Poste kényane), le général à la retraite Hussein Ali et l'ex-ministre de l'Industrialisation Henry Kosgey, en déclarant n'avoir pas suffisamment de preuves pour les inculper.

Chacun des suspects inculpés doit répondre des chefs d'accusation de crimes contre l'humanité durant les violences post-électorales. Ils sont accusés de viol, de torture, d'incitation à la violence et d'expulsion forcée et de déplacement de personnes, entre autres charges.

Par ailleurs, M. Kenyatta s'est déclaré intéressé par la candidature à la présidence lors des prochaines élections générales du Kenya prévues de décembre 2012 à mars 2013.

MM. Kenyatta et Muthaura font l'objet de pressions intenses de la part de la société civile et du public en général pour qu'ils se retirent des affaires publiques vu la nature des charges qui pèsent contre eux.





 

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